Pierre Gonnord, photographe français vivant en Espagne, décède à 60 ans

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Son travail s’est concentré sur le portrait et il a voyagé à travers le monde pour collectionner des visages humains. Son nom est devenu controversé après avoir reçu la commande de photographier Zapatero pour la galerie des anciens présidents de La Moncloa pour 35 000 euros.

Génie du portrait, français d’origine mais basé à Madrid depuis 1988tard ce dimanche, il est décédé Pierre Gonnord aux 60 anscomme le confirme sur ses profils sociaux le Musée Reina Sofia. “Il a été un photographe clé dans l’appréciation de la photographie comme moyen de critique de la représentation dans l’art contemporain, un artiste connu pour sa présence continue en Espagne, résidant à Madrid et avec des expositions régulières à Juana de Aizpuru, décrit l’hommage de l’art galerie dans X (avant, Twitter).

Photographe autodidacte, il s’installe en Espagne à la fin des années 80 et débute en 1998 un projet axé sur les visages humains. Il réalise d’abord une séquence de portraits de citoyens occidentaux, sur sa jeunesse urbaine : Intérieurs (Madrid, 1999) puis Ville (New York, 2001). Dans les années suivantes, il réalise la série Salutations (2000-2003), Extrême Orient (Japon, 2003) et Utopistes (2004-2005), où il choisit une approche des personnages marginalisés par la société et les photographie en gros plans : ils étaient des sans-abri, des prisonniers, fous ou aveugles, mais aussi des moines, des geishas, ​​des membres de gangs urbains. Il a fait de même avec des personnes issues de groupes gitans ou des personnes ayant vécu la tragédie des Balkans et de l’Afrique du Nord (Les témoins).

Son travail a été exposé dans diverses villes d’Espagne, de France, du Portugal et des États-Unis. En Espagne, son travail est présent dans la galerie d’art de Juana d’Aizpuru. Il a exposé dans de nombreuses galeries publiques et privées, comme la Centre Culturel Condé Duquela Maison Européenne de la Photographie de Parisdans le Musée des Beaux-Arts de Sévilledans la Université de Salamanquedans le Musée de l’Université de Navarredans le Atelier des Forges, Les Rencontres d’Arlesdans le FRAC Auvergne-Ecuries de Chazerat, Clermont-Ferrand; dans le Festival de photos d’Helsinki et en Oslo.

Il Centre national d’art Reina Sofíaqui a confirmé son décès sur les réseaux sociaux, a aussi son œuvre.

L’une de ses dernières apparitions est liée à un livre de photographie publié en octobre 2017, 50 photographies avec histoire. 50 auteurs participent à ce livre, parmi eux, Pierre Gonnord, qui souligne “comme c’est beau que chaque photographe puisse capter une émotion, un moment intime, parce que nous travaillons avec cela, avec l’émotion et la fragilité de l’être humain”. L’auteur explique que la photographie recueille « nos préoccupations et nos préoccupations, et avec elles nous développons un langage qui constitue la culture visuelle, représentée dans ce livre ».

Il a suscité une certaine polémique en 2021 lorsqu’il a été choisi par le Ministère de la Présidence faire le portrait de José Luis Rodríguez Zapatero d’exposer dans la galerie des anciens présidents du Gouvernement au Palais de la Moncloa. Le montant du contrat, 35 000 euros hors TVA, a été jugé excessif par l’opposition – et une bonne partie de l’opinion publique – pour une photographie, mais le choix de l’artiste n’est en aucun cas un hasard.

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