De grandes attentes avant la présentation de “Ecce Homo” du Caravage au Musée du Prado

De grandes attentes avant la présentation de “Ecce Homo” du Caravage au Musée du Prado
De grandes attentes avant la présentation de “Ecce Homo” du Caravage au Musée du Prado
-

Madrid, 27 mai (EFE).- Le Musée du Prado présente ce lundi l’Ecce Homo perdu du Caravage qui leur a été offert par son acheteur anonyme pendant neuf mois, un événement artistique pour lequel une cinquantaine de médias ont été accrédités, presque la moitié d’étrangers, ont informé EFE des sources de l’institution.

Ce lundi matin, le tableau sera accroché dans la salle 8 de la galerie d’art de Madrid, où il restera seul pour une exposition publique à partir de demain mardi jusqu’à la fin de l’été, date à laquelle il sera intégré à la collection avec d’autres œuvres, selon les mêmes sources.

Le dépôt durera en principe neuf mois, même si son acheteur anonyme a exprimé son souhait que l’œuvre soit toujours exposée dans les collections publiques.

C’est le cinquième Caravage que l’on peut voir en Espagne : il y en a un autre au Musée du Prado (« David vainqueur de Goliath ») ; ainsi que « Sainte Catherine d’Alexandrie » (Musée Thyssen-Bornemisza), « Salomé avec la tête de Jean-Baptiste » (Collections royales) et « Saint Jérôme en méditation » (Musée de Montserrat).

Peint par le grand artiste italien vers 1605-1609 et faisant partie de la collection privée du roi Philippe IV, « Ecce Homo » est l’un des quelque soixante exemplaires connus du Caravage.

L’œuvre a été transférée à la galerie d’art espagnole par l’intermédiaire de la galerie d’art Colnaghi, qui la garde depuis que le Prado a alerté le ministère de la Culture en avril 2021 qu’elle allait être vendue aux enchères dans la maison Ansorena, attribuée à un élève de José de Ribera, pour un prix de départ de 1 500 euros.

Depuis son apparition à cette vente aux enchères, l'”Ecce Homo” a représenté “l’une des plus grandes découvertes de l’histoire de l’art”, rapportait alors le Prado, “parvenant à un consensus sans précédent quant à son authentification”.

Lorsque le tableau est apparu pour la première fois au public en 2021 pour être vendu aux enchères, il était présenté sous le titre « Le couronnement d’épines ».

Jusqu’alors, il résidait dans l’appartement de la famille Pérez de Castro, dans le quartier madrilène de Salamanque, qui, comme on l’a appris plus tard, étaient les descendants d’Evaristo Pérez de Castro, homme politique, universitaire, rédacteur de la Constitution de 1812 et grand collectionneur d’art.

Déclarée Bien d’intérêt culturel (BIC) pour éviter son départ d’Espagne, l’œuvre a ensuite été vendue pour environ 30 millions d’euros à un acheteur anonyme.

S’il avait pu quitter l’Espagne, le prix aurait été d’environ 100, selon Jorge Coll, directeur de Colnaghi, où le tableau a été restauré et est resté en détention depuis sa surprenante apparition. EFE

rencontré/jla

-

NEXT Fabio MacNamara prie l’Immaculée Conception