Transformation critique du Musée Thyssen : relecture décolonisée de ses collections | Actualités

Transformation critique du Musée Thyssen : relecture décolonisée de ses collections | Actualités
Transformation critique du Musée Thyssen : relecture décolonisée de ses collections | Actualités
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Plusieurs personnes visitent l’exposition « Mémoire coloniale dans les collections Thyssen-Bornemisza », une exposition qui aborde le rôle des musées et des œuvres qu’ils abritent dans le contexte de la création et de la légitimation de l’histoire eurocentrique, présentée ce lundi au Musée National Thyssen -Bornemisza de Madrid. EFE/Daniel Gonzalez

Photo: EFE – Daniel González

Son directeur, Guillermo Solana, a assuré ce lundi que cela n’est toutefois pas un « synonyme automatique de restitution ». « La mémoire coloniale dans les collections Thyssen-Bornemisza » est le titre d’une exposition qui met en lumière les conséquences du colonialisme et sa présence dans l’art occidental à travers des images idylliques qui masquent les inégalités et la violence.

Une exposition qui « n’a rien à voir avec une quelconque situation politique actuelle » mais « vient de très loin », a souligné Solana dans la présentation. Le débat qui a surgi plus tôt cette année après que le ministre espagnol de la Culture, Ernest Urtasun, ait souligné la nécessité de dépasser dans les musées d’État « un cadre colonial ou ancré dans une inertie de genre ou ethnocentrique ».

“Je suis au Thyssen depuis 19 ans et je n’ai jamais reçu d’instructions, de suggestions ou d’indications directes ou indirectes de la part d’un membre du Gouvernement”, a souligné Solana, pour qui le débat sur la décolonisation des musées “vient de très loin”. » L’origine de l’exposition, a déclaré Juan Ángel López-Manzanares, l’un des quatre commissaires, remonte à 2019, année au cours de laquelle le Conseil international des musées (ICOM) a proposé comment atténuer les préjugés eurocentriques dans les musées occidentaux. L’exposition, qui restera ouverte jusqu’au 20 octobre, rassemble 58 œuvres.

Un caméraman prend des images de l’exposition « Mémoire coloniale dans les collections Thyssen-Bornemisza », une exposition qui aborde le rôle des musées et des œuvres qu’ils abritent dans le contexte de la création et de la légitimation du récit eurocentrique, présentée ce lundi au Thyssen -Musée National Bornemisza à Madrid. EFE/Daniel Gonzalez

Photo: EFE – Daniel González

A travers six sections thématiques, Thyssen aborde cette relecture de ses œuvres qui répondent à des questions fondamentales sur la décolonisation : extractivisme et appropriation, construction raciale de l’autre, esclavage et domination coloniale, fuite vers de nouvelles « arcades », corps et sexualité et résistance. et le marronnage.

De ese modo, llama la atención sobre la presencia de africanos en Madrid en el siglo XVII en un cuadro de Jan van Kessell III o acerca de la explotación de recursos naturales y el abuso del trabajo humano en el sistema colonial en obras de Paul Gauguin o Pablo Picasso.

Il analyse également la « hiérarchisation raciale de l’autre » et le « racisme scientifique » dans lesquels l’Europe revendiquait la suprématie culturelle, avec les œuvres d’Eugène Delacroix ou de Karl Bodmer, ou encore la vision idéalisée des nouveaux territoires et la sexualisation des femmes non occidentales, en 2000. un tableau d’Otto Mueller.

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