Les entreprises européennes sont plus optimistes quant à leurs perspectives hors d’Europe qu’en Europe | Économie nationale et internationale

Les entreprises européennes sont plus optimistes quant à leurs perspectives hors d’Europe qu’en Europe | Économie nationale et internationale
Les entreprises européennes sont plus optimistes quant à leurs perspectives hors d’Europe qu’en Europe | Économie nationale et internationale
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Au premier semestre 2024, la confiance des dirigeants des grandes entreprises européennes a augmenté par rapport à l’année précédente. Cependant, ses perspectives en matière de ventes, d’investissements et d’emploi sont bien plus positives par rapport à ses opérations hors d’Europe qu’au sein de l’Union.

Cette hausse de confiance est soulignée dans une enquête publiée mercredi par la Table ronde européenne (ERT), un forum qui rassemble 57 PDG et présidents de grandes entreprises de l’Union européenne, du Royaume-Uni, de Norvège et de Suisse. Il s’agit notamment des sociétés espagnoles Telefónica, Iberdrola, Inditex et Ferrovial.

L’étude révèle également une crainte croissante d’une détérioration des relations entre l’UE et la Chine, neuf chefs d’entreprise sur dix considérant la réglementation européenne comme le « principal obstacle » à la compétitivité en Europe.

Le niveau de confiance des entreprises est passé de 42 à 58 points au premier semestre 2024 (sur une échelle de 0 à 100), atteignant son plus haut niveau depuis mai 2022, après le début de l’invasion russe de l’Ukraine. Cette croissance est principalement due à de meilleures perspectives d’activité hors d’Europe, où l’indice de confiance est passé de 59 à 63 points en un an, alors qu’à l’intérieur du continent, il est resté quasiment stable à 50 points. Il s’agit de la plus grande différence enregistrée au cours des sept années de l’enquête, attribuée à des attentes plus faibles en matière de croissance économique en Europe.

Concrètement, 57 % des chefs d’entreprise envisagent d’augmenter leurs investissements hors d’Europe, contre 27 % qui le feront sur le continent. Par ailleurs, 36% prévoient une réduction de l’emploi en Europe, contre 11% en dehors de celle-ci.

Même si les attentes en matière de ventes se sont améliorées en Europe, où quatre dirigeants sur dix s’attendent à une augmentation, ces chiffres restent inférieurs à ceux à l’étranger, où sept dirigeants sur dix anticipent une croissance.

« L’Europe semble coincée sur la voie d’un déclin relatif en tant que lieu d’activité économique. Les futurs dirigeants européens doivent donner la priorité à un changement qui place la compétitivité au centre de l’agenda jusqu’en 2030 », a commenté Ilham Kadrhi, PDG de Syensqo et président du comité Compétitivité de l’ERT.

Les relations avec la Chine se détériorent

Dans cette édition, l’enquête a étudié les relations entre l’UE et la Chine, et les dirigeants européens prévoient qu’elles continueront d’être « difficiles » en raison des « tensions géopolitiques » et des « conflits commerciaux ». Plus de la moitié (54%) s’attendent à une détérioration de ces relations au cours des trois prochaines années, contre 7% qui prévoient une amélioration. En revanche, les dirigeants des multinationales occidentales basées en Chine sont un peu plus optimistes : 45% s’attendent à une détérioration, tandis que 19% anticipent des améliorations.

Les principaux points de conflit incluent la stratégie de l’UE visant à atténuer les risques dans ses relations avec la Chine et sa dépendance à l’égard du géant asiatique, la capacité excédentaire de la Chine dans certains secteurs et la possible détérioration des relations entre Pékin et Washington, les États-Unis faisant pression sur l’UE pour qu’elle adopter une position plus ferme contre la Chine.

Plus de la moitié des personnes interrogées (54 %) mentionnent l’un de ces facteurs, suivi par l’accès de l’UE aux matières premières chinoises critiques (50 %), les conditions commerciales inégales et le commerce des technologies vertes (48 %) et l’espionnage industriel (48 %). .

La réglementation comme principal obstacle

En interne, les dirigeants sont quasiment unanimes (91%) à appeler à améliorer et simplifier la réglementation européenne pour renforcer la compétitivité, car la « complexité et l’incohérence » des règles représentent pour elles le « risque numéro un ».

Sept chefs d’entreprise sur dix appellent les futurs dirigeants politiques issus des prochaines élections à donner la priorité à une plus grande intégration du marché unique (73 %) et à promouvoir l’innovation et le leadership technologique européens (71 %). Par ailleurs, six personnes sur dix militent en faveur de la transition écologique (63%) et numérique (56%) de l’industrie.

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