Le CAC-40 chute de 2,66% dans sa pire semaine depuis l’invasion russe de l’Ukraine en raison de l’incertitude

Le CAC-40 chute de 2,66% dans sa pire semaine depuis l’invasion russe de l’Ukraine en raison de l’incertitude
Le CAC-40 chute de 2,66% dans sa pire semaine depuis l’invasion russe de l’Ukraine en raison de l’incertitude
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Paris, 14 juin (EFECOM).- L’indice général de la Bourse de Paris, le CAC-40, a subi une forte baisse de 2,66% ce vendredi, une fois de plus en proie à l’incertitude politique à l’approche des élections législatives en France, dans son pire semaine depuis mars 2022 et l’invasion russe de l’Ukraine.

Face à la crainte que le prochain gouvernement issu des élections du 30 juin et du 7 juillet ne soit dirigé par l’extrême droite ou, à terme, par la nouvelle coalition de gauche du Front populaire, les commandes ont dominé massivement une autre journée sur le parquet.

L’indicateur avait commencé la journée avec une baisse modérée, mais déjà en dessous de 7 700 points et la situation s’est aggravée au fur et à mesure que la journée avançait.

Dans l’après-midi, il a perdu plus de 3% et s’est établi à un minimum de 7.464,84 points, même si dans la dernière partie de la séance, la baisse s’est modérée pour finalement clôturer à 7.503,27 points.

Cela signifie qu’en une semaine le marché français a perdu 6,48% et que le mois dernier la baisse cumulée est de 9,03%. Ainsi, le solde depuis le début de l’année est devenu légèrement négatif (-0,03%).

La fièvre qui a régné sur la salle des marchés s’est également reflétée dans le niveau d’activité très élevé, puisque des titres d’une valeur de 6,687 millions d’euros ont été négociés, alors qu’il est désormais inhabituel que la barre des 5 milliards soit dépassée.

Toutes les valeurs du CAC-40 évoluent en baisse, à l’exception de l’éditeur de logiciels d’entreprise Dassault Systèmes, qui avance d’un montant insignifiant de 0,03%, mais qui contraste avec l’évolution de celles qui ont le plus baissé.

La plus forte baisse de la journée a été réalisée par le groupe d’électronique pour équipements aéronautiques, ferroviaires et de défense Thales, qui a perdu 6,70%.

Viennent ensuite l’assureur AXA (-4,91%), la société de services clients Teleperformance (-4,68%), le groupe de gestion des déchets et de l’eau Veolia (-4,64%) et le constructeur automobile Stellantis (-4,39%).

Si l’on ouvre un peu plus la perspective temporelle et examine ce qui s’est passé depuis que le président français Emmanuel Macron a annoncé dimanche la convocation d’élections législatives anticipées, les secteurs globalement les plus durement touchés cette semaine ont été le secteur financier et les sociétés de concessions.

Les trois grandes banques françaises figuraient parmi les huit plus fortes baisses du sélectif sur ces cinq jours : Société Générale 14,87%, BNP Paribas 11,99% et Crédit Agricole 10,96%.

L’un des centres d’intérêt cette semaine des investisseurs a été le marché de la dette, puisque les taux d’intérêt des titres émis par la France ont augmenté à un rythme jamais vu depuis des années.

La prime de risque française (l’écart entre les taux des obligations allemandes à 10 ans, qui servent de référence, et les taux français) a atteint son plus haut niveau depuis 17 ans, ce que le ministre des Finances Bruno Le Maire, attribue à cette situation. le risque que les investisseurs perçoivent dans le cas – plus que plausible – où l’extrême droite parviendrait au gouvernement. EFECOM

ac/jla

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