Quel est le film d’horreur argentin qui déferle sur Netflix ?

Quel est le film d’horreur argentin qui déferle sur Netflix ?
Quel est le film d’horreur argentin qui déferle sur Netflix ?
-

mardi 18.6.2024

/

Dernière mise à jour 11h55

Pour trouver l’origine d’un cinéma d’horreur à identité argentine, il faut voyager dans les années 60 : l’une des premières expériences en ce sens fut « Chefs-d’œuvre de la terreur » (1960), une anthologie de trois histoires basées sur des histoires d’Edgar. Allan Poe, réalisé par Enrique Carreras, avec la participation de Narciso Ibáñez Menta. Dans les années suivantes, il commence à se consolider grâce à des réalisateurs comme Armando Bo et Emilio Vieyra, qui s’aventurent dans le domaine de l’horreur, mais en le combinant avec l’érotisme. C’est le cas de « Sangre de vírgenes » (1967) de Vieyra, qui travaille sur les éléments de la mythologie vampirique.

Frisson, La Puerta Roja, Aramos Cine, Machaco Films

Mais la reconnaissance internationale est arrivée dans les années 90 et 2000, années au cours desquelles le cinéma d’horreur argentin a connu une renaissance grâce à des réalisateurs tels que Pablo Parés et Hernán Sáez, qui ont co-réalisé la trilogie « Zombie Plague », qui a généré un culte d’adeptes. .

Frisson, La Puerta Roja, Aramos Cine, Machaco Films

Au cours de la dernière décennie, le genre a connu en Argentine un exemple de diversification et de professionnalisation. Des films comme « La Mémoire des morts » (2011) de Valentín Javier Diment, « Resurrección » (2015), écrit et réalisé par Gonzalo Calzada, et « Muere, Monster, Die » (2018) d’Alejandro Fadel le démontrent pleinement. . S’il faut trouver quelques lignes communes, on pourrait dire que l’horreur argentine se caractérise par le mélange du gothique et du rural, en utilisant le folklore local et les légendes régionales comme contribution, mais en les faisant résonner à l’échelle mondiale.

Dans ce panorama, la figure de Demian Rugna se démarque. Dans « Aterrados » (2017), ce réalisateur a démontré une excellente maîtrise des codes du genre, sans abandonner les lignes qui lui confèrent une identité argentine définie. Dans « Terrified » (2017), il concentre en une heure et demie plusieurs thèmes de films d’horreur (fantômes, zombies, maisons hantées) de manière à la fois créative et terrifiante. Rugna est le créateur de « When Evil Stalks », le film qui, après avoir réussi en 2023 dans les salles des États-Unis et passé par les cinémas argentins, est disponible sur la plateforme Netflix avec un succès monumental en nombre de vues.

Netflix

De quoi s’agit-il? C’est un film qui, conformément aux tendances récentes, s’inscrit dans la catégorie des « possessions et exorcismes ». Dans une petite ville perdue, deux frères découvrent un homme infecté par des forces maléfiques sur le point de donner naissance à un démon.

Frisson, La Puerta Roja, Aramos Cine, Machaco Films

Le film a reçu des critiques positives dans les principaux médias du monde. Erik Piepenburg, dans le New York Times, a déclaré qu’« il s’agit d’une histoire sombre et d’actualité sur ce qui se produit lorsque la confiance entre les membres d’une communauté, au sein des familles, entre un gouvernement et son peuple, se désintègre ». Elsa Fernández-Santos, dans Diario El País, a déclaré qu’il s’agit d’une « incursion surprenante dans la terreur rurale, présentée comme un torrent de légendes archaïques, de viscères, de pus et de cris qui repousse autant qu’il attire ».

Frisson, La Puerta Roja, Aramos Cine, Machaco Films

Demian Rugna réaffirme le potentiel du cinéma d’horreur argentin. Son dernier film a non seulement conquis la critique internationale, mais aussi l’imagination du public. Ce triomphe ne met pas seulement en évidence sa maîtrise du genre, il met également en évidence la diversification croissante du cinéma d’horreur en Argentine, à laquelle il faudra prêter attention dans les années à venir.

-

NEXT Netflix, Max, Prime Video et Disney+ seront diffusés ce week-end (5 juillet)