Violences en Haïti : des bandes criminelles rejettent l’arrivée de la force multinationale et obligent la population à sortir pour protester

Violences en Haïti : des bandes criminelles rejettent l’arrivée de la force multinationale et obligent la population à sortir pour protester
Violences en Haïti : des bandes criminelles rejettent l’arrivée de la force multinationale et obligent la population à sortir pour protester
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Des gangs armés qui répondent à Jimmy “Barbecue” Cherizier (REUTERS/Ralph Tedy Erol)

Les gangs armés d’Haïti Ils ont convoqué une série de manifestations en refus de l’arrivée, prévue pour le 26 de ce mois de mai, du force multinationale pour rétablir la sécurité dans la nation et que le Kenya dirigera.

Les manifestations sont organisées par la coalition armée »Vivre Ensemble» (Vivre ensemble), réalisé par le puissant ancien policier haïtien Jimmy Chérisieralias “un barbecue».

Carrefour, au sud de Port-au-Prince, est pratiquement paralysé ce sameditout comme vendredi, puisque les structures armées qui contrôlent la zone exigent que la population se prépare à descendre dans la rue pour manifester contre l’arrivée des forces de police.

Pour attirer les grandes foules, des bandits obligent des milliers de personnes à descendre dans la rue sous la menace d’être battus, tués ou expulsés s’ils refusent, comme cela s’est produit vendredi à Fontamara, au sud de la capitale ; à Bel-air, au cœur de la capitale, et à Canaan, à l’entrée nord de Port-au-Prince, où des milliers de citoyens ont manifesté.

Lors des manifestations massives, Des hommes lourdement armés et cagoulés ont scandé des slogans hostiles à la communauté internationale. Pourtant le force multinationale d’assistance à la Police haïtienne, approuvé en octobre dernier par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU).

Les informations circulant sur les réseaux sociaux suggèrent que les chefs de gangs font pression sur leurs membres pour les empêcher de fuir vers l’intérieur avant l’arrivée de la force internationale.

Jimmy Cherisier, alias “Barbecue” (EFE/Johnson Sabin)

Pendant, les gangs armés gagnent de nouveaux territoires et vendredi soir ils ont repris le commissariat de la ville de Gressierà l’entrée sud de la capitale, qui jusqu’alors n’était pas sous le contrôle des gangs.

Il a également été signalé un résurgence ces jours-ci des enlèvements dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, en même temps qu’on observe une timide reprise des activités scolaires dans la capitale.

Depuis plusieurs jours, des avions militaires américains vont et viennent sur la piste de l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince, dans le cadre des préparatifs du déploiement initial de la force multinationale.

Plus d’une centaine de vols militaires américains sont attendus dans les prochains jours, selon la presse locale.

Haïti traverse une crise à tous les niveauxaggravée par la terreur imposée par les bandes armées, situation qui a conduit à la démission du premier ministre, Ariel Henriet a donné lieu à la mise en place en avril du Conseil présidentiel de transition, qui doit préparer la tenue d’élections pour choisir un nouveau président au plus tard le 7 février 2026.

Ce pays, le plus pauvre d’Amérique, a organisé pour la dernière fois des élections présidentielles en 2016, lorsqu’il a remporté la victoire. Jovenel Moïseassassiné le 7 juillet 2021 par un groupe armé à sa résidence privée de Port-au-Prince.

(Avec informations de l’EFE)

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