La dictature de Maduro a révoqué l’invitation à la Mission d’observation de l’Union européenne pour les élections de juillet

La dictature de Maduro a révoqué l’invitation à la Mission d’observation de l’Union européenne pour les élections de juillet
La dictature de Maduro a révoqué l’invitation à la Mission d’observation de l’Union européenne pour les élections de juillet
-

Nicolás Maduro tient un livre avec sa photo alors qu’il s’exprimait devant la Commission électorale nationale (AP Photo/Ariana Cubillos, File)

La dictature de Nicolas Maduro a décidé de retirer l’invitation faite à l’Union européenne (UE) d’envoyer une mission d’observation électorale pour les élections présidentielles qui se tiendront le 28 juillet. C’est une nouvelle violation du chavisme Accord de la Barbadedans lequel il s’est engagé à organiser des élections libres et équitables.

«Pour les raisons exposées, la décision souveraine du CNE de révoquer et d’annuler l’invitation adressée à l’UE à participer à une mission de surveillance électorale est ratifiée parce que Il serait immoral de permettre leur participation connaissant leurs pratiques néocolonialistes et interventionnistes contre le Venezuela.», a déclaré le président du Conseil électoral national contrôlé par le chavisme, Elvis Amoroso.

L’observation internationale des missions techniques de l’UE et de l’ONU, entre autres organisations internationales, fait partie des points de l’accord de la Barbade, signé entre le gouvernement du Venezuela et la Plateforme unitaire démocratique d’opposition en octobre 2023, dans lequel ils ont établi «garanties électorales» pour les élections présidentielles.

Elvis Amoroso (EFE/Rayner Pena)

Quoi qu’il en soit, le 20 mai et après que l’UE ait décidé de lever uniquement les mesures restrictives contre le président du CNE, Elvis Amoroso, et trois autres personnes, le député et « numéro deux » du chavisme, Diosdado Cabello, a appelé le bloc communautaire de une « mafia » sans morale pour imposer des sanctions.

Il a rappelé que le CNE avait invité l’UE à observer les élections présidentielles et que l’Assemblée nationale (Parlement), contrôlée par le chavisme, a demandé de retirer cette invitation en raison du maintien des sanctions du bloc communautaire contre les responsables vénézuéliens.

« Je ne sais pas ce que va faire le CNE. Ils sont invités, mais ils sont très maladroits (…). Ils n’ont aucune morale pour sanctionner un Vénézuélien, les esclavagistes du monde n’ont aucune morale, les flibustiers du monde entier sont dans l’UE, ils ont volé les richesses », a poursuivi Cabello.

Selon eux, les Vingt-Sept entendent « protéger » l’État vénézuélien avec leur politique de sanctions, même si les mesures – a précisé l’UE – s’adressent exclusivement à une liste limitée de personnes de la sphère politique, empêchées de se rendre au pays. territoire du bloc communautaire, mais sans aucun effet sur l’économie des entreprises publiques ou des actifs qui affectent les citoyens.

L’UE a envoyé une « petite mission exploratoire » au Venezuela en avril pour tester le déploiement d’une mission complète lors des élections de juillet.

Ce groupe exploratoire a ensuite rencontré le conseil d’administration de la Cour suprême de justice (TSJ) du Venezuela, ainsi que des membres du CNE, pour connaître les conditions des élections présidentielles et évaluer l’envoi d’une mission complète, basée sur les invitation des autorités vénézuéliennes.

Les élections du 28 juillet sont les premières, depuis une décennie, au cours desquelles l’opposition, qui n’avait pas participé aux élections de 2018, participer à une course présidentielle.

Maduro, qui brigue un troisième mandat, est parvenu l’année dernière à un accord avec l’opposition pour organiser des élections, ce qui a conduit les États-Unis à assouplir temporairement les sanctions pétrolières contre le Venezuela en octobre.

Puis Washington sanctions réimposées à l’industrie pétrolière du Venezuela en avril, affirmant que le gouvernement je n’en avais pas fait assez pour que le processus électoral soit équitable.

Au début du mois, les Européens ont annoncé qu’ils retiraient temporairement les sanctions personnelles contre Amoroso, qui avait rejeté la mesure, arguant que les mesures devaient être levées contre tous les responsables et contre le pays.

Peu de temps après, le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a approuvé au Parlement dominé par le parti au pouvoir, une demande au CNE de retirer l’invitation faite à l’UE d’être observateur aux élections.

(Avec des informations d’EFE et Reuters)

-

PREV Gabriel Boric, président du Chili, s’étonne qu’il y ait des pays d’Amérique latine qui voient la Russie comme une référence pour la gauche
NEXT De quels crimes le frère de Pedro Sánchez est-il accusé ?