Claudine Sipili : La marée montante – témoignez des familles entraînées dans l’itinérance

Claudine Sipili : La marée montante – témoignez des familles entraînées dans l’itinérance
Claudine Sipili : La marée montante – témoignez des familles entraînées dans l’itinérance
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Des données fédérales récemment publiées révèlent une crise de sans-abri qui s’intensifie et qui touche les familles à travers l’Amérique. Le rapport annuel d’évaluation des sans-abri 2023 du ministère du Logement et du Développement urbain a révélé une augmentation stupéfiante de 15,5 % du nombre de familles avec enfants sans abri par rapport à 2022, inversant la tendance à la baisse du sans-abrisme familial qui se produisait depuis 2012. Les statistiques représentent un revers. . dans les efforts visant à résoudre ce problème qui touche les parents et les enfants vulnérables.

Ces chiffres choquants ne font qu’effleurer la surface des souffrances inimaginables endurées par les familles.

Je le sais personnellement, ayant fait le choix angoissant de laisser mes trois jeunes enfants rester avec leur père lorsque je suis devenu sans abri, pour les protéger de l’instabilité et du traumatisme auxquels je faisais face. La résilience exceptionnelle requise, ainsi que la dignité humaine fondamentale qui est sans cesse mise à mal alors que des familles entières sont englouties par la vie dans la rue, ne peuvent être saisies par les seules données.

Pour renverser la situation, nous devons regarder au-delà des chiffres et témoigner de leurs atroces réalités.

Les facteurs qui poussent les familles à se retrouver sans abri sont aussi divers que les familles elles-mêmes. Pour certains, il s’agit d’un cercle vicieux commençant par la perte d’emploi, aggravé de façon exponentielle par une pénurie de logements abordables et un filet de sécurité ridiculement inadéquat.

Cela concorde avec les résultats d’une étude de 2022 sur le sans-abrisme familial en Irlande, en Suède et au Royaume-Uni, qui a montré que de multiples raisons structurelles et individuelles contribuent au sans-abrisme familial. Ceux-ci incluent « une offre limitée de logements sociaux, des systèmes de protection sociale inadéquats, la santé mentale des parents, la violence domestique et la rupture des relations ».

Pour d’autres, ce sont les conséquences catastrophiques d’une urgence médicale qui a déraillé financièrement. Une récente enquête menée par Bankrate a révélé que 56 % des Américains ne pouvaient pas se permettre une dépense d’urgence imprévue de 1 000 $. Cette instabilité financière généralisée laisse de nombreuses familles à une crise de l’itinérance.

Pour ceux qui sont déjà marginalisés par le racisme systémique, le risque est exponentiellement plus élevé – une sombre vérité soulignée par l’étude de l’UE de 2022 avertissant que « les enfants sans abri se situent à l’extrémité supérieure du continuum de risque et d’adversité liés à la pauvreté ».

Quelles que soient les circonstances, le coût humain pour ces familles est énorme. L’itinérance perturbe tous les aspects du monde d’un enfant, de ses réseaux sociaux à son sentiment de stabilité et de sécurité, selon des recherches.

Les enfants sont arrachés à leurs écoles, à leurs amis et à leur routine quotidienne, subissant de profonds traumatismes en étant entassés dans des abris surpeuplés ou dans des conditions de vie effrayantes, selon une étude menée en 2023 aux États-Unis. Les parents font des sacrifices inimaginables et ressentent une énorme culpabilité lorsqu’ils ricochent des logements temporaires vers la rue.

La détérioration de la santé physique et mentale à mesure que les réalités de l’exposition et de l’instabilité s’installent. Et les moments tranquilles de perte, comme les jalons familiaux et les traditions chères, sont suspendus sans un chez-soi.

En tant que nation, il existe un impératif éthique de garantir à chaque famille un foyer sûr et stable. Il s’agit de rétablir les droits humains fondamentaux qui permettent aux communautés de prospérer, et non l’aumône ou les excès du gouvernement.

En mettant au premier plan les histoires et les perspectives réelles des familles touchées et en réinventant avec audace une approche de logement équitable, compatissante et fondée sur des données probantes, il est possible d’inverser cette vague croissante d’itinérance familiale tout en préservant la dignité humaine.

Il faudra pour cela investir massivement dans la prévention du sans-abrisme – aide au loyer, aide juridique, services de soutien pour stabiliser les familles avant qu’elles ne soient déplacées.

Pour ceux qui sont effectivement sans abri, cela signifie réorienter les réponses à la crise des refuges vers un relogement rapide des familles.

Cela nécessite que les défenseurs, les décideurs politiques, les prestataires de services et les familles touchées s’unissent pour exiger une réponse fédérale robuste avec un financement accru pour des solutions de logement abordable, des programmes élargis d’aide au loyer, des protections plus fortes contre les expulsions et un système de réponse aux crises repensé donnant la priorité à la prévention des déplacements et des déplacements. reloger rapidement les familles.

Plutôt que de parcourir les familles en refuge, il est essentiel de rechercher leurs histoires, de s’impliquer dans les efforts d’assistance locaux et de demander des comptes aux dirigeants élus jusqu’à ce que la tendance soit enfin inversée.

Cet afflux croissant peut servir de vocation morale, rappelant à chacun que le véritable caractère d’une société ne se mesure pas à la richesse ou au pouvoir, mais à la manière dont elle traite les plus vulnérables.

Donner un visage humain à cette crise peut susciter l’urgence et la volonté politique nécessaires pour garantir que l’itinérance familiale soit brève et qu’aucun enfant ne l’aggrave.

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