un bref historique – Proclamation du Cauca

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à la colombienne : un bref historique.

Quelle est l’histoire de la corruption ? D’après ce que l’on sait au sein de l’Unité Nationale de Gestion des Risques de Catastrophes (UNGDR), c’est une question que se posent aujourd’hui des milliers de Colombiens. Je pensais autrefois que la corruption était aussi colombienne que le café. La vérité est qu’il est de plus en plus souligné qu’il ne s’agit pas d’un nouveau trait culturel susceptible d’être contrôlé et surmonté. Certaines de ses racines remontent à l’époque coloniale et d’autres à notre histoire républicaine.

Le pouvoir patrimonial des rois espagnols sur les terres, transféré – presque dans sa totalité – à leurs représentants aux Indes, les vice-rois, aurait a transformé des postes publics en une entreprise privéeune coutume qui perdure jusqu’à nos jours.

Le profit que les officiers tiraient de leur poste n’était pas mal vu par la Couronne. Ce n’est que maintenant que l’image selon laquelle les hommes politiques sont les propriétaires du pays commence à s’éclaircir. Mais la vie politique coloniale était moins oppressive qu’on ne le croit. À la fin de la fonction des vice-rois, ils demandaient un prêt obligatoire pour répondre et, le cas échéant, réparer les humiliations qu’ils avaient infligées à des personnes ou à des entreprises. Si le vice-roi décède en fonction, l’argent à payer revient à sa succession. En ce sens, la Colonie était plus démocratique que l’époque actuelle. En Colombie, aucun ancien président n’a eu à répondre de ses crimes, vols ou meurtres, ils restent indemnes.

Les Créoles “étaient prompts à démarrer et peu préparés aux moyens d’exécution, se livrant avec vigueur au présent et peu soucieux de l’avenir…”. Santander faisait des affaires au cours de ses années de général et Bolívar possédait des domaines au Venezuela et à la Nouvelle-Grenade, mais tous deux étaient apathiques et insouciants. Ils recherchaient l’amour de leurs compatriotes plus que le pouvoir politique lui-même. Ils fantasmaient sur des couronnes d’olivier et une tombe de dignité. La fortune n’était pas dans ses horizons pratiques ou axiologiques. De plus, s’il avait voulu devenir riche, le pauvre trésor public ne le lui aurait pas permis.

Puis vécurent les souverains des 19e, 20e et 19e siècles. La Constitution de 1886, qui a donné le nom actuel de la République de Colombie, avait dans ses principes toutes les qualités civiques, y compris, bien entendu, l’honnêteté. La Constitution actuelle de 1991, dans son article 8, stipule qu’« il est de l’obligation de l’État et du peuple de protéger les richesses culturelles et naturelles de la Nation ». Les deux Constitutions ont été adoptées.

La corruption moderne en Colombie fête son siècle. Il a été créé par le «« dopteurs », cette élite créole issue de l’agriculture devenue agro-industriels, ces civils en costume-cravate, que les citoyens appelaient les “tanprontistas” car dès qu’ils occupaient des postes publics, ils commençaient rapidement à servir leurs entreprises privées. L’inventaire était vaste : un ministre, un gouverneur ou un maire créait une société ad hoc pour répondre aux besoins de son propre département à des prix gonflés ; Le pouvoir a encouragé les monopoles de distribution de tout ce qui était nécessaire ; Ils ont bâti de formidables fortunes grâce à la spéculation et au vol « légal ». Et le malheur est qu’il n’y avait pas de limites, seulement les voix solitaires des faibles partis d’opposition et des citoyens qui ont ensuite disparu de la carte.

Au début du XXe siècle en Colombie, la corruption était à l’état embryonnaire et n’avait pas encore montré ses effets les plus pervers. Les hommes politiques ont accédé à l’argent public par le biais d’extorsions et de médiations. De plus, en raison de la vigueur du modèle agro-industriel, les richesses mal acquises ont tendance à rester en Colombie et, avec elles, les affaires avec l’État.

En 1959, le PIB a augmenté d’environ 6,2%, la corruption semblait être un lubrifiant naturel du système. En 1966, avec Lleras Restrepo, commence l’ère des économistes au pouvoir, ces enfants parfaitement qualifiés pour servir le pays et détruire son économie en facturant des millions de pesos pour des travaux de démolition. Avec l’expansion du secteur public, la corruption a changé d’échelle.

En 1991, Gaviria arrive avec son « Bienvenue dans le futur ». Désormais, l’ami du président n’est pas le seul à amasser des fortunes : il suffit d’un poste mineur au niveau de l’État pour mettre la main sur la piñata publique. Le catalogue deviendrait infini. Pour exemple, deux boutons : en 2021, l’affaire Centros Poblados, d’Abudinen, et l’actuelle de l’UNGDR.

La corruption n’est pas une caractéristique du système politique colombien : c’est le système. La corruption disparaît dans la mesure où les décisions d’intérêt public passent du domaine exclusif de l’État à la lumière du public.

La corrupción no es una grieta moral congénita al sistema político colombiano, es universal y no se supera con homilías o discursos populistas sino con los mismos controles ciudadanos y legales: congresistas, gobernadores y alcaldes que muestrean sus cuentas al inicio y final de sus periodos, jueces autónomos, una prensa libre, veraz y honrada que llama a los pillos por su nombre, verdaderos partidos de oposición pendientes a cualquier desliz de sus contrincantes en el poder, y ciudadanos que a través del sufragio efectivo otorgan, revisan o revocan su mandato sobre les politiques.

Je ne vois pas de solution à cette puanteur pour l’instant. Il y a et il y aura encore de la corruption, et ce avec plus de détermination et de faim. Ceux qui veulent seulement gagner les élections pour s’enrichir en détournant l’État. Malgré cela, je continuerai à me battre pour une société meilleure, plus juste et démocratique.

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