Aujourd’hui à Coquimbo : Le voyage passionnant d’un couple français qui parcourt le monde en voilier

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Crédits photos : Léonel Fritis. Hervé et Monique Vidal sont un couple français qui, un jour, a décidé de partir en mer, en quête d’aventure, un voyage qui, après des milliers de kilomètres, les a amenés dans notre région.

“Nous sommes très ouverts aux rencontres, c’est très enrichissant et sans cela, ce voyage n’aurait jamais été possible”, déclare Hervé Vidal, un Français qui, à 64 ans, vit en réalisant son rêve auquel beaucoup aspirent.

Avec sa femme Monique, ils parcourent le monde sur un voilier. Un voyage authentique, qui les a amenés à connaître d’autres cultures et à accumuler des expériences inoubliables, et qui les fait aujourd’hui passer par Coquimbo.

Depuis leur séjour au Yacht Club de la communauté portuaire, ils se sont arrêtés pour parler avec le journal El Día de leur voyage à bord du « Perla Negra », un beau navire qui a été leur fidèle compagnon dans cette aventure.

Réaliser le rêve

Hervé et Monique se sont rencontrés il y a 25 ans et sont mariés depuis deux décennies. Il a deux enfants, elle en a trois, aucun en commun.

Tous deux avouent que leur passion est la mer et c’est pourquoi ces 20 dernières années ils se sont consacrés à naviguer sur la Méditerranée, mais en rêvant toujours de grands voyages.

Après une vie de travail et des choses résolues au niveau familial, ils ont profité de leur retraite pour réaliser leur rêve de parcourir le monde sur leur bateau.

Le « Perla Negra » est un voilier robuste de 16 mètres de long et 5,60 mètres de large. «C’est une vraie dame», dit Hervé. Il a 30 ans et se distingue par son confort, sa solidité et surtout par sa grande sécurité en navigation.

« La vie à bord est agréable, nous avons tout le confort et on ne s’ennuie jamais », souligne-t-il.

Certes, il existe des complexités en haute mer, mais toutes sont surmontées avec succès grâce à la propulsion électrique du voilier, indispensable lors des manœuvres.

“Sans cela, nous ne pourrions pas le gouverner à deux, ce serait très difficile”, explique le Français.

Le voyage

Hervé et Monique ont appareillé le 1er novembre 2022 depuis Port-Camargue dans le sud de la France. Les premières escales se font en Espagne, dans le détroit de Gibraltar, aux îles Canaries et au Cap-Vert, d’où ils embarquent pour leur premier voyage : la traversée de l’Atlantique.

Après 14 jours de mer, ils accostent à Salvador de Bahia, au Brésil, où ils libèrent leurs deux compagnons d’équipage. Depuis, ils ont tous deux suivi le chemin seuls, passant d’abord par Rio de Janeiro « avec son méga feu d’artifice ».

De là, ils se sont rendus à Río Grande et Piriápolis en Uruguay et ont fait une descente rapide le long de la côte argentine. « Triste et avec très peu de végétation », admet-il.
Ce qui a suivi a été un voyage difficile, mais tout aussi enrichissant.

Le 4 février 2023, ils ont traversé le détroit de Magellan et visité Punta Arenas, une ville dont ils se souviennent pour le vent et la pluie. « C’est une région très froide », explique Vidal.

« Ensuite, nous avons remonté les canaux de Patagonie, pendant un mois avec des vents violents et des courants contraires, ce qui a été difficile », affirme-t-il.

En bateau, ils se sont approchés des icebergs qui se détachent des glaciers qui descendent du Campo de Hielo Sur et ont visité le glacier Pío XI, le plus grand d’Amérique du Sud, « un lieu magique », dit Hervé.

De là, ils se sont dirigés vers Puerto Edén, « une ville perdue au milieu de nulle part, sauvage », puis vers Puerto Aguirre et de là vers Chiloé. «Nous avons adoré», souligne-t-il.

Le 4 avril, ils sont arrivés à Puerto Montt, où ils ont sécurisé le bateau pour visiter les terres en bus. De là, ils traversèrent l’Argentine, en passant par Buenos Aires, Mendoza, Bariloche et Salta. Plus tard, ils sont allés en Bolivie, pour voir les hauts plateaux, et au Pérou, où ils ont visité Arequipa, Cuzco, Machu Picchu et la vallée de Colca, « où nous avons admiré le vol majestueux des condors, le Titicaca et ses îles ».

Après cette escale dans les pays voisins, ils retournent au Chili. Ils reprennent la navigation vers Valdivia et l’île Robinson Crusoé, où ils dégustent des homards. De là, ils sont retournés vers le nord, en passant par Antofagasta et leur destination actuelle, Coquimbo.

De plus, lors de ces escales, ils ont visité Rapa Nui, mais ils sont arrivés en avion. « Il est difficile de s’y rendre en bateau », précise le navigateur.

De notre région, ils ont quitté le bateau sains et saufs et ont fait un autre pas vers le nord en bus il y a deux semaines, pour visiter Arica et maintenant ils sont de retour à Coquimbo.

« Notre itinéraire n’a pas été complètement défini dès le départ, ce qui ne le rend pas monotone. Il y a tellement d’endroits à voir que cela nous oblige parfois à prendre des décisions et à évoluer. Ma femme et moi sommes très ouverts aux rencontres, nous adorons ça et c’est très enrichissant. Sans cela, ce voyage n’aurait jamais été possible », déclare Hervé.

Le voyage continue

L’esprit aventureux et la possibilité de se connecter avec des personnes de différentes parties du monde les ont remplis de bonnes expériences.

Pour ce faire, il n’est même pas nécessaire de faire un effort, puisque leur passage dans les différents points visités éveille la curiosité des populations locales, élargissant ainsi leurs réseaux.

« Contacter les gens est très simple, ils viennent à votre rencontre et vous sont très utiles. Pour eux, nous sommes une curiosité, qu’ils soient marins ou non. Ils posent beaucoup de questions sur nos vies, d’où nous venons, et s’ils sont marins alors les discussions deviennent passionnantes. Des amitiés se nouent et on reste en contact, c’est génial », ajoute-t-il.

Hervé et Monique passeront encore quelques mois à Coquimbo, profitant des attraits locaux en attendant de repartir. Ils doivent cette fois traverser le Pacifique, un voyage à la voile de 30 jours en mer, pour arriver à Tahiti, leur prochaine destination, où ils espèrent être début 2025.

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