Élevage : stratégies pour faire face à la sécheresse dans le Chaco semi-aride

Élevage : stratégies pour faire face à la sécheresse dans le Chaco semi-aride
Élevage : stratégies pour faire face à la sécheresse dans le Chaco semi-aride
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La sécheresse est une préoccupation constante pour les éleveurs (REUTERS/Miguel Lo Bianco)

La sécheresse est une préoccupation constante pour les éleveurs de la région semi-aride, où la variabilité des précipitations peut avoir des conséquences des conséquences dévastatrices pour la production fourragère et, en fin de compte, pour la viabilité économique des systèmes d’élevage. Les chercheurs de l’INTA fournissent recommandations afin que les éleveurs anticipent d’éventuelles périodes de sécheresse.

Ces longues périodes de temps sec affectent tous les aspects de la production animale: La faible disponibilité des pâturages et la pénurie de fourrage qui en résulte peuvent conduire à une diminution du poids et de la condition physique du bétail (en raison de la faible disponibilité et de la qualité des aliments), aboutissant à une réduction conséquente des taux de reproduction.

Nicolás Varlamoff, chercheur à l’INTA Salta, s’est penché sur l’impact transversal de la sécheresse dans les régions semi-arides, où 83 % de la variation de la croissance des fourrages s’explique uniquement par les précipitations mensuelles. « La sécheresse a non seulement des impacts productifs et environnementaux, mais elle affecte également le taux d’emploi des petits et moyens producteurs. »

Les effets des sécheresses se transmettent en cascade dans les systèmes d’élevage (INTA)

Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter des stratégies capables de s’adapter aux conditions climatiques changeantes.

Taux de stockage conservateur : Cette option consiste à maintenir un nombre réduit d’animaux en fonction de la capacité d’accueil de l’établissement. Cela permet de préserver l’investissement génétique et d’assurer la survie du bétail en période de sécheresse.

Éviter une charge excessive des vaches pendant les périodes de sécheresse présente plusieurs avantages. Premièrement, cela permet de maintenir le nombre de ventres, évitant ainsi les pertes économiques et préservant l’investissement génétique réalisé dans le troupeau. De plus, cela réduit le besoin d’acheter des aliments supplémentaires à des prix élevés pendant ces périodes critiques, préservant ainsi la santé et la condition physique du bétail. Ceci, à son tour, contribue à garantir des taux de gestation élevés dans le troupeau, renforçant ainsi la productivité et la viabilité économique du système d’élevage.

Chargement flexible: Cette alternative permet d’ajuster le nombre d’animaux en fonction de la disponibilité du fourrage. Cela peut impliquer de maintenir une proportion plus élevée de jeunes animaux, qui agissent comme tampons les années sèches et permettent un stock stable de reproducteurs.

Des chercheurs de l’INTA proposent des mesures pour atténuer les impacts de ce phénomène climatique (INTA)

La mise en œuvre d’une recharge flexible implique surveillance constante du fourrage, puisque le producteur doit être attentif au délai dans lequel la croissance des fourrages garantit la réserve nécessaire sur sa propriété. Même si les précipitations sont abondantes, elles ne compenseront pas le fourrage non produit. Décidez quand vendre ou réduire les stocks Au moment opportun, cela devient ainsi un tâche difficileen particulier dans les environnements avec forte variabilité climatique.

La lutte contre la sécheresse dans l’élevage bovin nécessite une approche globale qui combine des mesures de gestion du bétail avec des pratiques de gestion fourragère pour répondre à ces conditions climatiques et garantir la durabilité des systèmes d’élevage dans la région semi-aride.

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