La Bolivie rejette que les États-Unis considèrent Cuba comme un sponsor du terrorisme

La Bolivie rejette que les États-Unis considèrent Cuba comme un sponsor du terrorisme
La Bolivie rejette que les États-Unis considèrent Cuba comme un sponsor du terrorisme
-

La Paz, 25 mai (EFE).- La Bolivie a rejeté samedi le fait que les États-Unis maintiennent Cuba sur la liste des pays qui parrainent le terrorisme et a considéré qu’il s’agit d’un « acte d’ingérence grave » ayant pour objectif de déstabiliser l’ordre interne. le pays des Caraïbes.

“La Bolivie exprime son rejet catégorique de la liste préparée unilatéralement par les États-Unis et qui qualifie sélectivement Cuba d’État soutenant le terrorisme”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère bolivien des Affaires étrangères a estimé que l’inclusion de Cuba sur cette liste « viole les principes les plus fondamentaux de la Charte des Nations Unies, porte atteinte à de manière multidimensionnelle et provoque de graves violations des droits de l’homme » des Cubains.

Les États-Unis ont indiqué la semaine dernière qu’ils maintenaient Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme, tout en reconnaissant qu’ils coopéraient avec ce pays dans certaines activités visant à lutter contre ce crime.

L’administration de Joe Biden maintient Cuba sur cette liste, même si elle l’a retiré d’une autre liste de pays qui « ne coopèrent pas pleinement aux efforts antiterroristes » (NFCC, en anglais).

Washington et La Havane ont repris leur coopération policière en 2023, y compris dans les efforts de lutte contre le terrorisme, de sorte que le Département d’État a décidé que continuer à certifier Cuba comme pays ne coopérant pas pleinement « n’est plus approprié ».

L’inclusion de Cuba sur la liste des pays qui parrainent le terrorisme en janvier 2021 a été l’une des dernières décisions prises par l’administration de Donald Trump avant de quitter le pouvoir.

Les États-Unis ont ensuite justifié cette mesure en affirmant que la présence sur l’île de membres de la guérilla colombienne de l’Armée de libération nationale (ELN), qui se trouvaient à La Havane pour maintenir les négociations de paix avec le gouvernement colombien.

Cuba faisait partie de cette liste depuis 1982, mais l’a quittée en 2015, lors de la phase de rapprochement du président américain de l’époque, Barack Obama (2009-2017), qui a ensuite été stoppée par Trump. EFE

grb/rrt

-

PREV « L’eau de l’aqueduc complémentaire est arrivée à l’usine de La Pola » : responsable d’IBAL
NEXT Les habitants de Catamarca disent au revoir à Silvia Pacheco en ligne