Discours du vice-président de la République de Cuba, Salvador Valdés Mesa, lors du débat général de la IVe Conférence des petits États insulaires en développement – Juventud Rebelde

Discours du vice-président de la République de Cuba, Salvador Valdés Mesa, lors du débat général de la IVe Conférence des petits États insulaires en développement – Juventud Rebelde
Discours du vice-président de la République de Cuba, Salvador Valdés Mesa, lors du débat général de la IVe Conférence des petits États insulaires en développement – Juventud Rebelde
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Discours du vice-président de la République de Cuba, Salvador Valdés Mesa, lors du débat général de la IVe Conférence des petits États insulaires en développement

Président,

Excellences,

Distingués délégués et invités,

C’est un honneur pour moi d’assister à cet événement historique, sur la terre de la nation sœur des Caraïbes d’Antigua-et-Barbuda, à laquelle nous sommes unis par des liens d’amitié durables.

Depuis l’adoption des Orientations de Samoa il y a dix ans, des défis nouveaux et plus importants sont apparus.

Nos nations sont confrontées à des perspectives économiques internationales défavorables et difficiles, caractérisées par des niveaux élevés d’endettement, d’inflation, de crises alimentaires, énergétiques et climatiques, et un accès limité au financement en raison de notre statut de pays à revenu intermédiaire.

Ils concentrent les plus grandes pertes dues au changement climatique et aux catastrophes naturelles, qui génèrent des coûts annuels équivalents à 8 % de notre revenu national.

Les défis de développement persistants auxquels nos pays sont confrontés nécessitent une fourniture et une mobilisation adéquates de tous les moyens urgents de mise en œuvre, de coopération et de solidarité pour atteindre les objectifs convenus au niveau international.

Tout effort à cet égard sera limité sans une réforme profonde et globale de l’architecture financière internationale, qui assure un traitement équitable aux pays en développement, tant dans le processus de prise de décision que dans l’accès au financement.

Dans cet effort, nous saluons le nouveau programme d’action qui envisage la création d’un service spécifique pour soutenir la viabilité de la dette des petits États insulaires en développement.

Nous réaffirmons également la nécessité d’établir un ensemble de mesures allant au-delà du produit intérieur brut pour accéder au financement à des conditions favorables et d’élaborer des règles commerciales qui tiennent compte de notre situation particulière.

Excellences :

Pour nos pays, le coût de l’adaptation climatique se situe entre 22 et 26 milliards de dollars par an. En ce sens, nous soutenons l’accord visant à doubler le financement pour l’adaptation et la mise en œuvre en temps opportun de l’objectif mondial d’adaptation.

Nous appelons à mobiliser des ressources internationales nouvelles, supplémentaires, prévisibles et adéquates pour capitaliser sur le fonds des pertes et des dommages résultant du changement climatique, en veillant à ce que nos priorités et nos besoins soient pris en compte.

Dans le cadre de cette vision, nous plaidons pour l’avancement du processus d’établissement d’un nouvel objectif mondial quantifié en matière de financement climatique lors de la COP29.

À cet égard, nous reconnaissons la pertinence de l’Initiative de Bridgetown.

Excellences,

Nous apprécions les précieuses expressions de solidarité des petits États insulaires en développement, en exigeant la fin du blocus économique, commercial et financier imposé à mon pays il y a plus de 60 ans par le gouvernement des États-Unis, renforcé sans précédent dans le contexte de la pandémie de COVID-19, et rejetons l’inclusion arbitraire et injuste de Cuba dans la liste unilatérale des États censés soutenir le terrorisme.

Malgré ce siège illégal, Cuba s’est fixé des objectifs clairs en matière économique et sociale, qui se traduisent par un accès universel et gratuit à la santé et à l’éducation ; un système solide en matière de science, de technologie et d’innovation ; et un plan national ambitieux pour faire face au changement climatique.

Conformément à notre vocation permanente de solidarité, nous réaffirmons notre disponibilité à mettre à disposition les 17 projets de coopération promus par Cuba lors de sa présidence du G77 et par la Chine l’année dernière.

Nous soutenons également les efforts visant à créer un centre d’excellence pour les petits États insulaires en développement à Antigua-et-Barbuda.

Excellences,

Pour avancer dans l’exercice de notre droit au développement, qui est aussi le droit à l’existence de nos nations, le respect des engagements envisagés dans l’Agenda 2030, le Programme d’action d’Addis-Abeba, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est nécessaire. son Accord de Paris. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons mettre en œuvre la feuille de route commune que nous nous sommes fixée, sans que la menace permanente de disparition ne pèse sur nos rêves.

Merci beaucoup

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