Juan Carlos Berdonces : Les raisins les moins chers, les traitements les plus chers

Juan Carlos Berdonces : Les raisins les moins chers, les traitements les plus chers
Juan Carlos Berdonces : Les raisins les moins chers, les traitements les plus chers
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Alerte dans les vignes ! Après les gelées d’avril qui ont touché près de 5 500 hectares de l’Appellation d’Origine Qualifiée (DOCa) de la Rioja et généré plus de cinq millions d’euros, le mildiou a fait son apparition. Danger! Les vignerons Ils ont un nouveau casse-tête qui s’ajoute à d’autres menaces comme les tempêtes ou la chute des prix du raisin, qui semblent être devenues des problèmes structurels ces dernières années. À San Asensio, la première tache de cette maladie, causée par un champignon, est apparue la semaine dernière sur la feuille du vignoble.

Ce champignon, courant au printemps, apparaît avec l’humidité et se développe surtout avec la chaleur. Ainsi, si les pluies des jours passés se répètent prochainement, sachant que le thermomètre augmentera considérablement en fin de semaine, les conditions seront réunies pour que le mildiou agisse. “Il faut être attentif et ne pas économiser sur les traitements, pour qu’il ne soit pas trop tard”, confesse un agriculteur chevronné de la Rioja Alavesa avec plus de cinquante récoltes derrière lui.

Il le dit avec regret. Non seulement en raison du risque que représente ce champignon, mais aussi en raison de l’investissement financier que doivent consentir les vignerons. “Parce que les produits phytosanitaires sont de plus en plus chers”, souligne-t-il, alors que les prix du raisin sont de plus en plus bas. Et dans le scénario actuel de surproduction de raisin et de baisse des ventes de vin, la qualité revêt une importance absolue. “Ou il y aura beaucoup de raisins non récoltés”, craignent-ils.

Et si le mildiou est préoccupant, l’oïdium, également connu sous le nom de « frêne », un autre champignon parasite qui se nourrit principalement de jeunes feuilles et tiges, provoque encore plus d’incertitude et de malaise dans la DOCa Rioja. “C’est une menace plus généralisée”, affirme-t-on sur le terrain. Surtout en cas de conditions météorologiques défavorables, comme une chaleur excessive ou de fortes pluies.

Mais le regard quotidien sur le ciel ne disparaîtra qu’au moment des vendanges et également au moment des vendanges. Puis viendra le temps de s’inquiéter du botrytis, lorsque le raisin est déjà mûr et contient des sucres. “Il faut toujours être en alerte”, concluent les agriculteurs. Pour ajuster au maximum les dépenses, ne pas manquer de traitements ni en appliquer trop parce qu’ils coûtent de l’argent, à la recherche du meilleur raisin possible. “Mais alors les établissements vinicoles devraient le payer comme ils le méritent”, disent-ils.

#Argentina

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