Une fillette Embera de trois mois est décédée dans le parc national, c’est connu

Une fillette Embera de trois mois est décédée dans le parc national, c’est connu
Une fillette Embera de trois mois est décédée dans le parc national, c’est connu
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AME166. BOGOTÁ (COLOMBIE), 16/01/2024.- Photographie d’indigènes dans des camps improvisés, le 15 janvier 2024, dans le Parc National de Bogotá (Colombie). Chaque matin, pendant près de trois mois, le parc national Enrique Olaya Herrera, à Bogotá, se lève avec une centaine d’enfants indigènes qui errent et jouent dans les couloirs formés entre les tentes en plastique dans lesquelles dorment plus de 400 indigènes Embera. EFE/Carlos Ortega

Photo de : EFE – Carlos Ortega

Dans la matinée de ce dimanche 9 juin, un mineur de trois mois appartenant à la communauté Emberá, toujours installée dans le Parc National, est décédé dans des circonstances qui font l’objet d’une enquête de la part des autorités compétentes.

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Les faits ont été confirmés par la mairie de la ville. « Ce dimanche matin, la communauté Emberá, installée dans le Parc National, a amené une mineure à l’ambulance qui y est en permanence pour qu’elle puisse recevoir des soins préhospitaliers. Au début de l’évaluation, l’équipe de santé a trouvé un enfant mineur de 3 mois présentant une rigidité et des pupilles mydriatiques », a indiqué l’administration du district.

Immédiatement après, alors que la mineure était soignée, le médecin régulateur qui l’a reçue a confirmé le décès et a informé la police et les autorités du District afin qu’elles soient immédiatement présentes sur les lieux.

Le corps du mineur a été transféré par les fonctionnaires du Parquet aux installations de médecine légale où seront effectuées les analyses nécessaires pour déterminer la cause précise du décès.

« Le Secrétaire du Gouvernement, le Secrétariat à la Santé, la Police et l’ICBF, apportent un soutien aux parents du mineur, qui doivent se rendre au parquet de Puente Aranda pour présenter un entretien devant le procureur, et ils recevront le dossier pour pouvoir de retirer du service médico-légal le corps de sa fille », a rapporté la mairie.

Face à la persistance de la crise humanitaire que vivent actuellement des centaines d’indigènes de différentes villes qui continuent de s’installer dans le parc national ou qui sont surpeuplés dans des maisons de transit comme La Rioja, le maire de Bogotá a appelé une fois de plus le gouvernement national à « continuer travailler ensemble pour la prise en charge globale de la communauté Emberá et mener toutes les actions nécessaires qui permettent un retour efficace et sûr sur leurs territoires ancestraux.

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Le juge a donné raison aux mineurs

Cette malheureuse nouvelle est survenue quelques jours seulement après qu’un juge de la République s’est prononcé en faveur d’une action en protection intentée pour sauvegarder les droits des mineurs résidant dans le Parc National et a contraint l’ICBF à protéger le droit fondamental à la vie, à la santé et à la dignité humaine des enfants.

Cette protection a été déposée par le conseiller Julián Uscátegui, après qu’une commission des droits de l’homme ait visité le village du parc national, où résident aujourd’hui des centaines d’indigènes, pour la plupart mineurs. « Les enfants de la communauté Emberá, installés dans le Parc National, se trouvent dans des conditions critiques. Des témoins du secteur rapportent des cas de maltraitance, de violence, de maltraitance, d’abandon et de mendicité. Les autorités doivent agir immédiatement », a déclaré le lobbyiste.

C’est ainsi qu’un juge a statué en faveur et a obligé l’Institut colombien de protection de la famille -ICBF- à protéger le droit fondamental à la vie, à la santé et à la dignité humaine des enfants.

De même, il a ordonné à l’Institut d’effectuer un suivi rigoureux des mineurs indigènes dans un délai de 30 jours, afin de vérifier les cas de non-respect de leurs droits, avec le soutien des entités qui composent le Système national de protection de la famille et de délivrer les autorisations nécessaires. ordonnances en vue de garantir leurs droits fondamentaux conformément aux dispositions du paragraphe 2 de l’article 99 du Code de l’enfance et de l’adolescence.

“De même, et dans le cas où les manquements mentionnés ne peuvent être corrigés et, le cas échéant, entamer les processus de rétablissement des droits administratifs qui peuvent s’appliquer, en suivant la procédure spéciale, établie dans les directives technico-administratives”, détaille la décision du juge.

Ainsi, malgré les alertes émises par le système judiciaire, les organismes de contrôle, les organisations sociales et indigènes, les entités départementales et nationales, et même des secteurs de la société civile, qui ont mis en évidence la situation complexe à laquelle des centaines de personnes indigènes continuent de faire face dans le pays. Park, les stratégies d’atténuation n’ont pas fonctionné et le retour en toute sécurité dont on a parlé n’est pas en vue.

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