Macron promeut un pacte électoral contre la droite

Macron promeut un pacte électoral contre la droite
Macron promeut un pacte électoral contre la droite
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Le président français Emmanuel Macron a exhorté les partis rivaux des deux côtés du centre politique à se joindre à lui pour forger une alliance démocratique contre le parti d’extrême droite du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen lors des prochaines élections législatives anticipées.

Macron a reconnu dans un discours d’avant-campagne qu’il avait commis des erreurs, affirmant que les Français avaient exprimé leur indignation et avaient le sentiment de ne pas être entendus. Il a donc estimé que les élections apporteraient de la clarté.

Il a appelé de nombreux “compatriotes et dirigeants politiques qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste” à “construire un nouveau projet… une coalition pour gouverner, une coalition pour agir au service des Français et pour la république.”

Macron s’est engagé à agir plus fermement sur les questions d’immigration, de sécurité et de justice, arguant qu’une extrême gauche encline à l’antisémitisme serait trop « laxiste », tandis que l’extrême droite outrepasserait l’État de droit constitutionnel français.

Il a également lancé une pique au président du parti républicain conservateur et critiqué les événements politiques de ces derniers jours, affirmant que “le masque est tombé” de la part de certains partis qui cherchent à nouer des “alliances contre nature”.

L’appel du président de Los Republicanos, Éric Ciotti, à une alliance entre les candidats de son parti et ceux du RN aux législatives anticipées a créé des divisions au sein du parti conservateur. Macron a estimé que dissoudre le Parlement français et annoncer des élections anticipées était la seule réponse possible à la forte victoire de l’extrême droite aux élections européennes du week-end dernier. “Rendre la parole au peuple souverain est, à mon avis, la seule décision républicaine dans ce contexte.”

Le parti conservateur français Les Républicains risquait de se disloquer après que son chef ait appelé à une alliance entre ses candidats et le Rassemblement national (RN) d’extrême droite de Marine Le Pen lors d’élections législatives anticipées.

L’appel d’Éric Ciotti, leader des Républicains, à abandonner un consensus vieux de plusieurs décennies entre les principaux partis politiques français et à tenter de s’allier à l’extrême droite s’est avéré trop difficile à avaler pour de nombreux membres de son parti, qui abritait l’ancien président Jacques. Chirac.

Les chefs du parti ont convoqué une réunion d’urgence et certains ont déclaré que le temps de parole de Ciotti était écoulé. “Il ne sera plus président de Los Republicanos. Il sera licencié… il n’a aucune légitimité”, a déclaré la sénatrice du groupe, Agnès Evren, à BFM TV.

Les Républicains ne sont pas les seuls à être ébranlés par les élections anticipées. Les partis de gauche divisés en France se sont engagés à présenter des candidats communs mais ne sont pas encore parvenus à un accord formel, ce qui accroît l’incertitude sur l’issue des élections du 30 juin et du 7 juillet.

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