Les États-Unis demandent à Sheinbaum que la réforme judiciaire prévue au Mexique respecte les investissements étrangers

Les États-Unis demandent à Sheinbaum que la réforme judiciaire prévue au Mexique respecte les investissements étrangers
Les États-Unis demandent à Sheinbaum que la réforme judiciaire prévue au Mexique respecte les investissements étrangers
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Les États-Unis ont exhorté la présidente élue du Mexique, Claudia Sheinbaum, à ce que la réforme judiciaire que le Congrès du pays voisin abordera respecte les investissements étrangers prévus dans l’Accord de libre-échange nord-américain, l’AEUMC. “Nous continuerons d’insister pour que, quel que soit le futur régime juridique du Mexique, tous les signataires de l’AEUMC respectent les dispositions relatives à la protection des investissements étrangers”, a déclaré mercredi le sous-secrétaire d’État américain pour l’hémisphère occidental, Brian Nichols.

Nichols répondait ainsi à une question à ce sujet lors d’une comparution devant la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants américaine sur la rivalité entre les puissances en Amérique latine. Le Mexique, a expliqué le haut responsable, est un pays souverain qui peut donc entreprendre une réforme de son cadre juridique lorsqu’il le juge nécessaire. Mais « la transparence judiciaire est vitale » pour maintenir la confiance des investisseurs nationaux et étrangers, mais surtout des partenaires canadiens et américains du TMEC, a-t-il souligné à propos des changements promus par le président sortant, Andrés Manuel López Obrador, et soutenus par son successeur.

López Obrador espère que la réforme controversée sera approuvée en septembre, une fois que le nouveau Congrès mexicain aura été formé après des élections qui ont donné une victoire écrasante au parti au pouvoir, Morena. Le projet prévoit entre autres que les juges de la Cour suprême seront nommés par vote populaire. La première se tiendrait en juillet de l’année prochaine pour élire plus de 1 600 postes dans le système judiciaire.

Par ailleurs, le plan propose également de supprimer la pension viagère des ministres de la Cour suprême et de créer un tribunal disciplinaire judiciaire. Cela réduirait également le nombre des membres de la Cour de onze à neuf actuellement.

Sheinbaum, vainqueur des élections mexicaines il y a dix jours, prévoit de prêter serment le 1er octobre. Celle qui sera la première femme chef d’État du pays nord-américain soutient le projet promu par son prédécesseur, mais a également demandé qu’une « large discussion » ait lieu à laquelle participent juges, facultés de droit et barreaux sur l’un des grandes controverses qui l’attendent pendant le processus de transition et au début de son mandat.

Le membre du Congrès de l’Arizona, Greg Stanton, a évoqué la délocalisation des chaînes d’approvisionnement, la délocalisation, en Amérique du Nord, et quelles implications dans ce sens aura l’investiture de Sheinbaum. « Le président élu est un scientifique (de formation). Il a collaboré avec le Département américain de l’énergie… Il sera convaincant de démontrer par des faits l’importance de cette question”, a estimé le responsable de la politique américaine pour l’Amérique latine.

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