La Suisse impose sa qualité pour vaincre la Hongrie

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Samedi 15 juin 2024, 17h15

La Suisse, avec 45 minutes très complètes et 45 autres de souffrance, quitte Cologne comme escorte de l’Allemagne dans le groupe A de l’Euro 2024. L’équipe dirigée par Murat Yakin a surpris la Hongrie avec une mise en scène de bon jeu et de punch qui l’a aidé à reprendre la rencontre. piste. Et malgré les efforts des Magyars pour revenir dans le match, les deux buts de la première mi-temps ont pesé sur un match très important pour les aspirations des deux équipes dans cette première phase de poules. Avec l’Allemagne déchaînée, la Suisse, la Hongrie et l’Ecosse chercheront une place en huitièmes de finale, vers laquelle la Nati se dirige dans la bonne direction après le nul 1-3 de ce samedi.

Hongrois et Helvètes ne s’étaient plus rencontrés dans un championnat majeur depuis 1938, lorsque la Hongrie avait gagné 2-0 lors de la Coupe du monde en Italie. Depuis, l’équipe nationale magyar a eu le temps de devenir la plus redoutée au monde avec cette équipe qui a marqué l’histoire dans les années 1950 avec Puskás, Czibor, Kocsis, Szusza, Bozsik et Grosics, puis de perdre progressivement du poids jusqu’à devenir une sélection invisible sur la scène européenne et mondiale. Au cours de la dernière décennie, un bon travail de base a permis à la Hongrie de se qualifier pour les phases finales de la Coupe d’Europe et en Allemagne, elle a été présentée dans le but de continuer à croître et à surmonter le premier tour.

Mais il retrouve ce samedi une Suisse installée de longue date à un échelon très respectable du football continental. Il n’atteint pas l’excellence pour lutter pour les titres, mais il est capable de mettre un prix sur les équipes qui concourent pour les remporter. Racontez-le à la France en huitièmes de finale de la dernière Coupe d’Europe ou ce que l’Espagne a subi pour remporter les quarts de finale aux tirs au but… A Cologne, le duel entre les deux équipes a offert des points très convoités dans un groupe dans lequel l’Allemagne apparaît clairement candidat à la première place après avoir battu l’Écosse. Être l’alternative aux Allemands signifie ne pas échouer dans les matches entre les trois autres équipes, et il est devenu clair que la Suisse va travailler dur.

Hongrie

Gulacsi, Lang (Bolla, min. 45), Orbán, Szalai (Adam, min. 79), Nagy (Kleinheisler, min. 67), Schäfer, Fiola, Kerkez (Dardai, min. 79), Szoboszlai, Sallai et Varga.

1

3

Suisse

Sommer, Widmer (Stergiou, min. 68), Schär, Akanji, Ricardo Rodríguez, Ndoye (Rieder, min. 68), Freuler (Sierro, min. 86), Xhaka, Vargas (Embolo, min. 73), Aebischer et Duah (Amdouni, min. 68).

  • Buts:
    0-1 : min. 14, Douah. 0-2 : min. 45, Aebischer. 1-2 : min. 65, Varga. 1-3 : min. 92, piston.

  • Arbitre:
    Slavko Vincic (Slovénie). Il a mis en garde Widmer, Freuler, Szalai et Fiola.

  • Incidents :
    Stade de Cologne.

Dès les premières minutes, on a pu constater que le groupe de Murat Yakim est très clair sur ses idées footballistiques et les met en pratique avec plaisir sur le terrain. Contrôle du ballon, vitesse sur l’aile, bons milieux de terrain, pression après défaite… mais tout cela dans les bonnes doses qui lui permettent de toujours maintenir l’ordre des positions. Nati a un vétéran comme Xhaka et un talent comme Aebischer dont la première apparition après quelques minutes d’essais entre les deux équipes a laissé Duah seul contre Gulacsi. L’attaquant de Ludogorets Razgrad n’a pas pardonné avec un but qui a laissé la Hongrie dans le doute.

Les hommes de Marco Rossi ont eu beaucoup de mal à comprendre le jeu suisse, ce qui leur a fait très mal tant à l’intérieur qu’avec les ballons à Ndoye, surtout. Beaucoup plus à l’aise avec le score en leur faveur, la Suisse a construit son match en cherchant à élargir le score, ce qu’elle a réalisé juste avant la mi-temps dans une action collective de droite à gauche où la connexion de Bologne a été fondamentale. Ndoye et Aebischer sont apparus dans le jeu collectif qui s’est terminé sur un ballon croisé.

La Hongrie apparaît

Le discours de Rossi à la mi-temps a dû être intense et clair car la Hongrie a finalement participé à la Coupe d’Europe. La seconde mi-temps a consisté pour les Magyars à poser d’abord les bases pour stopper l’élan suisse, puis à prendre les commandes avec un ballon qu’ils avaient à peine vu en première mi-temps et enfin à retrouver leurs stars, passées complètement inaperçues. Szoboszlai, Sallai, Varga… des footballeurs qui se sont soudainement reconnus sur le terrain de Cologne et du coup, la Suisse s’est retrouvée à défendre le résultat et à souffrir des centres de Szoboszlai au centre de la surface. Varga l’a eu à la 63e minute, d’une tête très claire qui est passée à côté, mais deux minutes plus tard, il n’a pas pardonné dans la même action et la Hongrie est entrée pleinement dans le match.

Yakin a pris des mesures urgentes. Il fallait combler les fissures évidentes dans la défense suisse et fermer les barrières dans lesquelles la Hongrie grandissait et croyait. Au moins, il a réussi à rééquilibrer le match et à faire en sorte que la Suisse, plus en difficulté que prévu après ce qui s’est passé en première mi-temps, embrasse une victoire fondamentale pour envisager avec optimisme son avenir dans ce Championnat d’Europe.

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