Réforme éducative : les acteurs du secteur, préoccupés par le changement de présentation

Réforme éducative : les acteurs du secteur, préoccupés par le changement de présentation
Réforme éducative : les acteurs du secteur, préoccupés par le changement de présentation
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Dans une lettre ouverte, d’anciens ministres de l’Éducation, présidents d’université, anciens recteurs, représentants d’étudiants et experts de l’enseignement supérieur ont demandé au gouvernement et au Congrès de maintenir l’accord législatif de la première commission sénatoriale sur la réforme de l’éducation.

Grâce à cet accord, la réforme a réussi à passer le troisième débat, mais a suscité un rejet retentissant de la part du Fecode, le plus grand syndicat d’enseignants du pays. Les membres du Pacte historique ont renoncé à cet accord et ont présenté une présentation pour le quatrième débat de la séance plénière du Sénat qui s’écarte du consensus atteint lors de la Première Commission. C’est pour cette raison que les plus de 200 signataires de cette lettre demandent au ministre de l’Éducation et aux membres du Congrès de ne pas poursuivre cette présentation.

Les arguments des signataires. Les signataires considèrent que la nouvelle présentation du gouvernement présente plusieurs risques tels que : « la méconnaissance de l’autonomie universitaire » ; « le manque de reconnaissance du système mixte, composé d’établissements d’enseignement officiels et non officiels » ; et « l’invisibilisation de l’enseignement supérieur ».

Ils préviennent également que la viabilité financière de ce projet n’a pas été évaluée. Par exemple, selon le laboratoire d’économie de l’éducation de l’Université Javeriana, le coût de l’extension de la couverture éducative publique d’ici 2025 pourrait coûter plus de 41 milliards de pesos.

C’est pourquoi ils considèrent que l’accord obtenu en Première Commission du Sénat est positif, car il inclut et reconnaît les aspects que les signataires soulignent avec inquiétude.

En quoi est-ce important? Le projet de réforme de la loi sur l’enseignement obligatoire connaîtra son moment décisif cette semaine, car en raison des délais législatifs, il doit être approuvé au plus tard le 20 juin, date de fin de cette législature. En outre, l’accord de la Première Commission du Sénat a généré une grève des enseignants, qui ont annoncé des mobilisations demain à Bogotá.

Vous pouvez consulter la lettre complète, signée par plus de 200 personnes du secteur de l’enseignement supérieur, ici.

Communiqué DDF – Connecter et O… par La Silla Vacía

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