Des jeunes de l’Atlantique avec peu d’opportunités et une éducation de faible qualité

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Par Isabella Pulgar, députée de l’Assemblée de l’Atlantique

Dans l’Atlantique, 30 % des jeunes entre 18 et 24 ans et 28 % entre 25 et 29 ans ne font rien, selon un rapport de l’Université du Rosario qui confirme les chiffres du gouvernement national de 2022. les soi-disant « NEETS », des jeunes qui « n’étudient ni ne travaillent ».

Ce panorama inquiétant de manque d’opportunités d’emploi est aggravé par les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur. Les jeunes de l’Atlantique sont confrontés à une très mauvaise qualité de l’enseignement secondaire dans les établissements publics relevant de la compétence du ministère de l’Éducation, à l’exclusion de Barranquilla, Soledad et Malambo, qui sont des entités territoriales certifiées. Les résultats des tests Sabre 11 dans le département sont on ne peut plus décourageants.

Des résultats décevants dans l’enseignement secondaire

L’exemple le plus triste est celui de l’Institution d’agro-pêche Las Compuertas, à Manatí, qui occupe la 12.809ème place sur les 12.841 écoles dont les élèves ont passé les examens d’État l’année dernière. Cette institution se situe juste au-dessus de 21 établissements d’enseignement dans le département de Chocó, 2 à Risaralda, 2 à Antioquia et 1 à Vichada, Guajira, Magdalena, Meta, Cauca, Vaupés et Cesar.

D’autres écoles de l’Atlantique occupent également des positions basses :

– Institut du Sacré-Cœur de Jésus de Campo De la Cruz : position 12 739.

– Enfant Jésus de Prague par Piojó : position 12 496.

– Établissement éducatif Aguada de Pablo à Sabanalarga : position 12 412.

– Les Tables Repelón : position 12 273.

– Institution Julio Pantoja Maldonado de Baranoa : position 12 076.

Couverture scolaire et qualité de l’éducation

Bien que la couverture scolaire totale dans l’Atlantique soit de 95,46%, avec l’objectif d’atteindre 96,46% selon le Plan de développement approuvé par l’Assemblée, la qualité de l’éducation reste médiocre. En outre, les programmes destinés à préparer les jeunes au marché du travail formel sont insuffisants. De nombreux jeunes finissent dans le secteur informel comme chauffeurs de taxi-moto ou, dans le pire des cas, sont recrutés par des organisations criminelles qui leur offrent, à un coût élevé, la possibilité d’avoir de l’argent et d’être reconnus, même si c’est en tant que criminels.

Chemin vers l’amélioration

Pour un véritable développement, il est crucial que les programmes éducatifs dès le lycée soient pertinents et alignés sur la vocation économique de chaque sous-région atlantique. Cela améliorerait non seulement la qualité de l’éducation, mais aiderait également les municipalités du département à atteindre de meilleurs niveaux de développement social et économique.

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