Milei accuse les législateurs “dégénérés” d’être à l’origine d’un risque accru

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Buenos Aires (EFE).- Le président argentin, Javier Milei, a imputé lundi aux « dégénérés fiscaux », en référence implicite aux députés et sénateurs qui votent des normes pour augmenter les dépenses publiques, la récente augmentation du risque pays argentin. tandis que le Congrès tarde encore à approuver définitivement le projet phare de son gouvernement de déréglementation de l’économie.

Milei a fait allusion aux « dégénérés fiscaux qui veulent rompre l’équilibre budgétaire et le font intentionnellement, avec la pire méchanceté » de la montée du risque pays lors d’un entretien avec la radio Mitre.

Le risque pays se situe aujourd’hui à 1.438 points de base, alors qu’en avril il était prévu qu’il baisse à 1.200, contre 2.000 points où il se trouvait lorsque l’économiste a pris la présidence, le 10 décembre de l’année dernière.

Milei attaque les législateurs

« Cela a généré toute une situation qui a impacté le marché obligataire ; Les prix des obligations ont chuté et le risque pays a augmenté », a déclaré Milei, qui a ajouté que la prime sur le taux d’intérêt argentin sur les bons du Trésor américain évolue dans la direction opposée à celle des prix.

“Le risque pays est lié aux conditions de paiement de l’Argentine”, a déclaré le président.

Des gens brandissent des drapeaux devant le Sénat lors d’un débat, à Buenos Aires (Argentine). EFE/Juan Ignacio Roncoroni

« L’Argentine a enregistré un excédent financier record et historique en mai » et a accumulé « un excédent si important » qu’il « fera plus que compenser les mauvais chiffres saisonniers de juin ». Il n’y avait donc aucune raison pour que le risque pays augmente, mais plutôt qu’il aurait dû diminuer », a-t-il souligné.

« Déstabilisation du coup d’État »

Milei a ajouté que « la tentative de coup d’État de déstabilisation et de rupture de l’équilibre budgétaire menée par certains groupes d’opposition a fait chuter le prix des obligations ».

Le gouvernement argentin a réalisé un excédent budgétaire de 0,4 % du PIB au cours des cinq premiers mois de l’année, contre un déficit budgétaire de 6 % en 2023, au prix d’un fort ajustement des dépenses publiques.

Javier Milei, président de l’Argentine. EFE/Rodrigo Jiménez

L’Exécutif n’a pas encore réussi à approuver au Congrès la loi Bases et points de départ pour la liberté des Argentins, un projet législatif ambitieux avec lequel Milei cherche à canaliser son projet libertaire, et un ensemble de mesures supplémentaires, qui cherche à augmenter les revenus des procureurs. Attendez-vous à la sanction finale cette semaine.

Nouvelle formule

Ce mois-ci, les députés de l’opposition ont obtenu l’approbation d’une nouvelle formule d’ajustement des retraites et des pensions en fonction de l’inflation, ce qui implique une augmentation des dépenses publiques (0,4% du PIB).

Milei avait déjà prévu que si cette mesure était également approuvée au Sénat, il y opposerait son veto.

Le chef de l’Etat a imputé cette baisse des prix des obligations à la hausse des taux de change financiers, qui dépendent des prix des obligations.

Le président argentin a expliqué que l’augmentation du taux de change parallèle du dollar, une question très sensible pour la population argentine, n’était pas due à un « saut monétaire », mais « parce que le prix des obligations a été contaminé par les actions de ces députés irresponsables.

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