Le Burkina Faso, le Mali et le Niger signent un traité de confédération – ContraRéplica

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AFP

Les chefs militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger sont entrés samedi dans une nouvelle “confédération” en signant un traité lors de leur premier sommet à Niamey, après avoir rompu les liens avec un bloc ouest-africain existant.

Les chefs d’Etat des trois pays, qui ont pris le pouvoir par des coups d’Etat ces dernières années, “ont décidé de franchir une nouvelle étape vers une plus grande intégration entre les Etats membres” et “ont adopté un traité établissant une confédération”, ont-ils indiqué dans un communiqué à la fin du sommet de samedi.

La « Confédération des États du Sahel », qui utilisera le sigle AES, regroupera quelque 72 millions de personnes.

Les trois pays ont annoncé en janvier qu’ils quittaient la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une organisation qu’ils accusaient d’être manipulée par la France, leur ancien dirigeant colonial.

Les trois pays ont rompu leurs liens militaires et de défense avec la France, recherchant une plus grande coopération avec la Russie.

“Notre peuple a irrévocablement tourné le dos à la CEDEAO”, a déclaré le général Abdourahamane Tiani, chef du gouvernement militaire du Niger, en ouvrant le sommet.

Les relations entre la CEDEAO se sont détériorées à la suite du coup d’État de juillet 2023 qui a porté Tiani au pouvoir, lorsque la CEDEAO a imposé des sanctions et a même menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum.

Les sanctions ont été levées en février, mais les relations entre les deux parties restent glaciales.

La CEDEAO tiendra dimanche à Abuja un sommet des dirigeants qui discutera de la question des relations avec l’AES.

Les pays de l’AES ont créé en mars une force militaire conjointe pour lutter contre les groupes jihadistes qui attaquent périodiquement leur territoire.

Samedi, ils ont également parlé de « mutualiser » leur concentration sur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie et les transports.

Ils ont également demandé qu’une plus grande place soit accordée aux langues autochtones dans les médias locaux.

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© Agence France-Presse

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