Bolivie : 24 prévenus accusés de l’échec du soulèvement militaire contre Arce font l’objet de mesures de précaution en raison de la prise de pouvoir par l’armée

Bolivie : 24 prévenus accusés de l’échec du soulèvement militaire contre Arce font l’objet de mesures de précaution en raison de la prise de pouvoir par l’armée
Bolivie : 24 prévenus accusés de l’échec du soulèvement militaire contre Arce font l’objet de mesures de précaution en raison de la prise de pouvoir par l’armée
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Bolivie: 24 accusés de l’échec du soulèvement militaire contre Arce font l’objet de mesures de précaution en raison de la prise de pouvoir par l’armée (AP)

Les enquêtes sur la prise de pouvoir militaire survenue le 26 juin en Bolivie portent jusqu’à présent sur 24 personnes et ont été élargies à trois autres crimes en plus du soulèvement armé et du terrorisme, a rapporté samedi le Bureau du Procureur général de l’État (PGE).

“À l’heure actuelle et dix jours après l’ouverture de l’enquête préliminaire, le ministère public a émis six accusations formelles, qui ont motivé l’imposition de mesures de précaution individuelles à l’encontre de 24 personnes”, indique un communiqué du PGE.

L’entité chargée de la défense de l’État a détaillé la liste des personnes enquêtées, parmi lesquelles figurent le commandant de l’armée démis de ses fonctions, Juan José Zuñiga, et d’autres anciens chefs militaires, en plus du prétendu “idéologue” du soulèvement, le civil Aníbal Aguilar, qui était conseiller au bureau du ministère de la Défense.

Aux crimes de soulèvement armé et de terrorisme pour lesquels l’enquête a été ouverte, les chiffres d’« atteintes à la sécurité du président et d’autres dignitaires de l’État », de « destruction ou détérioration des biens de l’État et de la richesse nationale » et « d’usage abusif des biens publics » biens et services », a-t-il déclaré.

Le Bureau du Procureur général a ajouté que cette affaire sera « un message contre l’impunité et la non-répétition de la commission de crimes très graves qui menacent la souveraineté populaire, la sécurité extérieure et l’ordre intérieur du pays ».

Ce jour-là, on a également appris que la justice avait décidé de révoquer l’assignation à résidence dont bénéficiait Aguilar, 71 ans, et l’avait envoyé en détention préventive pendant cinq mois à la prison San Pedro de La Paz.

La semaine dernière, des soldats sous le commandement du commandant de l’armée, désormais démis de ses fonctions, ont occupé pendant quelques heures le siège présidentiel de La Paz, ce qui a été qualifié par le gouvernement de Luis Arce de « tentative de coup d’État ».

Après qu’Arce ait relevé le haut commandement militaire le même jour, Zuñiga et ses troupes se sont retirés, l’ancien commandant a été arrêté et est actuellement détenu à titre préventif dans une prison du centre du pays.

Lors de son arrestation, Zuñiga a accusé Arce d’avoir ordonné une action militaire pour « accroître sa popularité ».

L’opposition bolivienne a souligné que l’opération de Zuñiga et la confrontation avec Arce étaient un « coup monté » et un « coup d’État » visant à accroître la popularité du gouvernement, ce que l’ancien président et leader du parti au pouvoir, Evo Morales (2006- 2019) s’est mis d’accord), qui s’éloigne du président.

Dans une interview accordée à EFE, Arce a assuré qu’il n’avait jamais eu de relation étroite avec Zuñiga et que “quelqu’un a chuchoté” à l’ancien chef militaire pour lui faire croire qu’il “pouvait être président”.

(Avec informations de l’EFE)

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