Des scientifiques créent un tissu capable de réduire la pollution sonore

Des scientifiques créent un tissu capable de réduire la pollution sonore
Des scientifiques créent un tissu capable de réduire la pollution sonore
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Les matériaux du futur qui isoleront du bruit intérieur ne seront pas composés de mousses spéciales, de murs épais ou de béton épais, mais d’un mince tissu électrifié. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) viennent de créer un tissu spécial en soie et coton qui promet une diminution des ondes acoustiques par interférence ou suppression.

Le tissu est composé de fibres spéciales qui vibrent lorsque de l’électricité leur est appliquée. Malgré son épaisseur, qui dépasse à peine celle d’un cheveu humain, le tissu peut utiliser ce mouvement pour générer des ondes (c’est-à-dire transmettre le son) qui interfèrent avec celles provenant du côté opposé. Le MIT explique que ce procédé peut être comparé à des écouteurs antibruit.

Lorsque le tissu est placé dans une position rigide, sa composition supprime les vibrations, élément clé de la transmission du son. Autrement dit, lorsque le matériau est fixé sur une fenêtre, il empêche les sons de la traverser, établissant ainsi une barrière entre l’auditeur et la source sonore. Le MIT souligne que ce comportement est idéal pour insonoriser des espaces tels que des pièces ou des voitures.

Le matériau peut être créé à partir de tissus simples comme la soie ou le coton. Selon l’étude publiée dans la revue Matériaux avancés, la création du MIT réduit les ondes vibratoires de 95 %, ce qui entraîne une atténuation sonore de 75 %. « La suppression médiée par les vibrations est rendue possible par les modes vibratoires dans les tissus, qui correspondent à ceux excités par la source sonore externe. Dans la phase relative correcte, lorsque l’onde sonore externe impacte le tissu, l’énergie ne lui est pas transférée et l’onde sonore est réfléchie », explique le document.


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Une option verte contre le bruit

La pollution sonore constitue un problème sérieux dans la plupart des villes du monde.. Elle touche principalement les communautés vulnérables, telles que les personnes âgées, les enfants et les populations marginalisées. L’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux facteurs de risque pour la santé mentale et physique. De son côté, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a qualifié ce phénomène de « meurtrier scandaleux ».

L’ONU a proposé des plans pour atténuer les effets de la pollution sonore. L’une des plus connues est l’augmentation des espaces verts. La végétation a la capacité d’absorber l’énergie acoustique, de disperser le bruit et d’amplifier les sons naturels. En outre, il suggère d’encourager les pistes cyclables pour réduire indirectement l’espace de conduite et réduire le bruit de la circulation.

Bien qu’il existe actuellement des moyens d’insonoriser une pièce, tous sont coûteux et peu respectueux de l’environnement. De nombreux matériaux utilisés dans l’industrie de l’isolation acoustique sont fabriqués à partir d’hydrocarbures. L’étude du MIT note que les plaques d’insonorisation actuelles peuvent être placées côte à côte pour former un champ de 5 milliards de mètres cubes. Pendant ce temps, le marché de l’isolation acoustique est évalué à 12 milliards de dollars. Le tissu réactif à la tension n’est pas seulement une option plus économique, il est également plus esthétique et a un impact environnemental moindre.

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