Cohen a été le témoin vedette d’un jury qui doit condamner Trump à l’unanimité.

Cohen a été le témoin vedette d’un jury qui doit condamner Trump à l’unanimité.
Cohen a été le témoin vedette d’un jury qui doit condamner Trump à l’unanimité.
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Sarah Yanez-Richards

New York, 21 mai (EFE).- Le procès pénal contre l’ancien président Donald Trump (2017-2021) atteint sa dernière ligne droite après plusieurs semaines au cours desquelles les procureurs ont tenté de convaincre le jury que le magnat avait falsifié des documents pour faire taire une actrice porno pendant sa campagne 2016, tandis que la défense s’est efforcée de saper la crédibilité et les intentions des témoins.

Depuis le début du procès il y a six semaines avec la sélection du jury, vingt-deux témoins ont comparu à la barre. Vingt ont été convoqués par les procureurs et deux par la défense.

Des émotions de toutes sortes ont été observées dans les témoignages : des larmes de deux anciens employés de Trump dues à la nervosité, à une dispute tendue avec le juge par le dernier témoin de la défense, un provocant Robert Costello.

Cohen, la star du procès

Les accusations criminelles portées contre Trump découlent précisément des paiements versés à Cohen, qui était l’avocat et “réparateur” du magnat, pour rembourser à titre de frais juridiques le paiement de Cohen à la star du porno Stormy Daniels, qui a également eu son moment de gloire à la barre.

Les procureurs ont utilisé leur interrogatoire de Cohen pour renforcer leurs accusations contre Trump – le premier ancien président américain à faire face à un procès pénal – selon lequel il aurait falsifié des dossiers commerciaux pour cacher des paiements et ainsi dissimuler une relation extraconjugale avec Daniels.

Cohen, qui affichait un air consterné pendant les quatre jours où il était à la barre, a déclaré devant le tribunal pénal de Manhattan que quelques jours avant les élections de 2016, il avait versé 130 000 $ à Daniels, qui menaçait de faire un procès. conférence de presse pour parler de la relation extraconjugale de Trump.

Il a également expliqué comment, une fois Trump assis dans le bureau ovale de la Maison Blanche, il avait remboursé Cohen.

De son côté, la défense a montré ses meilleurs crocs lorsqu’elle a dressé devant le jury un Cohen menteur, un mauvais avocat, un voleur et un anti-Trumpiste par dépit.

L’une de ses tactiques pour remettre en question la crédibilité de Cohen a été de lui demander de détailler les mensonges qu’il a racontés au Comité du renseignement de la Chambre des représentants en 2017, où Cohen a menti sous serment, ce qui lui a valu un an d’accusation de parjure.

L’équipe juridique de Trump a également demandé à Cohen de détailler comment il avait volé 30 000 dollars à la Trump Organization, ce qu’il a fait sans perdre son sang-froid.

Le luxe de détails avec lequel l’actrice Stormy Daniels a décrit la relation sexuelle entre Trump et elle dans un hôtel luxueux du Nevada en 2006 était frappant, à tel point que même le juge lui a demandé d’épargner les détails en raison de leur inutilité dans l’affaire.

L’actrice, scénariste et réalisatrice de films pour adultes a tout raconté, de l’état du sol de la pièce à la façon dont elle a eu des relations sexuelles non protégées avec le magnat, en passant par la façon dont Trump l’a accueillie dans une robe de satin.

Outrée par ces déclarations, la défense a demandé l’annulation du procès, mais le juge n’a pas retenu leurs arguments.

Le détail qui a été entré pourrait conditionner l’avis du jury, dont la mission est de savoir s’il y a eu fraude, et non si le magnat a commis un adultère.

Trump, qui est en pleine campagne électorale mais doit assister au procès quatre jours par semaine, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’avait pas eu de relations sexuelles avec Daniels et a nié avoir commis un quelconque crime, mais dans ce procès, il a choisi de ne pas à la barre pour réaffirmer son innocence sous serment.

Durant ces six semaines, la chose normale a été de le voir assis sur le banc des accusés ou avec un froncement de sourcils ou les yeux fermés.

“Contrairement à ce que disent les FAKE NEWS MEDIA, je ne m’endors pas pendant la chasse aux sorcières du procureur corrompu. Je ferme juste mes beaux yeux bleus. Parfois j’écoute attentivement et je comprends TOUT !!!” ancien homme politique sur son réseau Truth Social, un des jours du procès.

Mardi prochain débuteront les plaidoiries finales et ensuite les douze jurés devront parvenir à un verdict unanime. S’ils ne le faisaient pas, le juge devrait déclarer l’annulation du procès. EFE

syr/fjo

(photo)(vidéo)

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