Benjamin Netanyahu a qualifié le bombardement israélien du camp de personnes déplacées de Rafah d’« accident tragique » | Internationale | informations

Benjamin Netanyahu a qualifié le bombardement israélien du camp de personnes déplacées de Rafah d’« accident tragique » | Internationale | informations
Benjamin Netanyahu a qualifié le bombardement israélien du camp de personnes déplacées de Rafah d’« accident tragique » | Internationale | informations
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Israël fait face ce lundi à une vague de condamnations internationales pour un attentat à la bombe qui, selon les autorités de Gaza, a tué 45 personnes dans un camp de personnes déplacées à Rafahau sud du territoire palestinien, gouverné par le mouvement islamiste Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déploré un « accident tragique » et a annoncé que son gouvernement « enquêtait » sur ce qui s’était passé.

L’attentat a été perpétré dimanche soir dans le cadre de l’offensive lancée par Israël contre le Hamas il y a plus de sept mois, à la suite de l’attaque meurtrière des commandos islamistes du Hamas en territoire israélien le 7 octobre.

Le ministère de la Santé de la bande de Gaza a indiqué que « Le massacre » de Rafah avait fait « 45 morts » et « 249 blessés ».

Plusieurs Palestiniens inspectent les dégâts après un raid de l’armée israélienne sur un camp dans une zone désignée pour les personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2024. Photo : EFE

Selon l’armée israélienne, les bombardements ont visé des militants du Hamas et les avions ont réussi à toucher « une installation » du groupe islamiste, tuant deux hauts responsables.

« Les enfants criaient. »

L’attentat à la bombe est survenu quelques heures après que le Hamas a tiré des roquettes sur la ville israélienne de Tel Aviv et d’autres régions du centre d’Israël. Les défenses aériennes israéliennes ont abattu la plupart des roquettes et aucune victime n’a été signalée.

Selon l’agence de protection civile de Gaza, le bombardement a provoqué un incendie qui a dévasté un camp de personnes déplacées au nord-ouest de Rafah.

“Nous avons vu des corps calcinés (…) Nous avons vu aussi des amputations, des enfants, des femmes et des personnes âgées blessés”, a déclaré Mohamed al Mughayyir, un employé de l’agence.

« Nous venions de terminer la prière du soir (…) nos enfants dormaient, tout à coup nous avons entendu un grand bruit et avons vu du feu partout. Les enfants criaient, le bruit était terrifiant”, a déclaré un survivant qui n’a pas souhaité être identifié.

Le Comité international de la Croix-Rouge a déclaré que l’un de ses hôpitaux de campagne recevait un « afflux de blessés cherchant à soigner leurs blessures et leurs brûlures ».

Au moins 45 personnes ont été tuées après que des frappes aériennes israéliennes ont frappé une zone désignée à Rafah pour les personnes déplacées, a indiqué la Défense civile palestinienne. Photo : EFE

Des images enregistrées lundi par des équipes de l’AFP montraient des restes calcinés de tentes et des familles palestiniennes contemplant la destruction.

Après l’attentat, le Hamas a appelé les Palestiniens à « se lever et à marcher » contre le « massacre » perpétré par l’armée israélienne.

Indignation mondiale

L’ONU a appelé Israël à mener une enquête « approfondie et transparente » sur l’attentat et les États-Unis ont exhorté le pays à « prendre toutes les précautions pour protéger les civils ».

Le président français Emmanuel Macron a déclaré sur le réseau social

“Nous enquêtons. “Toute perte de vie humaine, civile, est grave et terrible”, a déclaré le porte-parole du gouvernement israélien Avi Hyman, assurant qu’Israël “tente de limiter les pertes civiles”.

L’attaque israélienne a suscité la condamnation de plusieurs pays de la région.

L’Égypte a dénoncé une « attaque contre des civils sans défense », la Jordanie a accusé Israël de commettre des « crimes de guerre » et l’Arabie saoudite a condamné « la poursuite des massacres commis par les forces d’occupation israéliennes ».

Türkiye s’est engagé à faire « tout son possible pour demander des comptes à ces barbares et meurtriers ».

Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur avec les Etats-Unis et l’Egypte pour parvenir à une trêve dans le conflit et à la libération des otages détenus par les islamistes dans la bande de Gaza, a prévenu que l’attentat pourrait “entraver” ces négociations.

La guerre a éclaté le 7 octobre, lorsque des commandos islamistes ont tué plus de 1 170 personnes, pour la plupart des civils, dans le sud d’Israël. selon un bilan AFP basé sur des données officielles israéliennes.

Les militants ont également kidnappé 252 personnes. Israël affirme que 121 personnes ont toujours été kidnappées à Gaza, dont 37 sont mortes.

En réponse, Israël a promis d’« anéantir » le Hamas et a lancé une offensive aérienne et terrestre contre Gaza, qui a fait jusqu’à présent 36 050 morts, pour la plupart des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza. (YO)

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