La Corée du Sud présente KASA, sa nouvelle agence spatiale pour concurrencer la NASA

La Corée du Sud présente KASA, sa nouvelle agence spatiale pour concurrencer la NASA
La Corée du Sud présente KASA, sa nouvelle agence spatiale pour concurrencer la NASA
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La Corée du Sud a officiellement lancé la KASA, la nouvelle agence spatiale nationale inspirée de la NASA. Selon les autorités du pays, l’intention est de se positionner au niveau international dans la nouvelle course à l’établissement d’une présence durable sur l’orbite terrestre et à la planification de voyages vers la Lune. La KASA vise à regrouper en un seul commandement les différents programmes spatiaux sud-coréens menés de manière indépendante ces dernières années. La consolidation de l’agence est l’une des promesses de campagne faites par l’actuel président Yoon Suk Yeol, entré en fonction en mai 2022.

D’accord avec Science, la création de l’agence spatiale sud-coréenne représente un plan d’investissement qui double les dépenses consacrées aux programmes nationaux de recherche. Le président Yoon Suk Yeol se vante de Ils investiront environ un milliard de dollars sur cinq ans. Au cours de cette période, le pays construira des fusées, des satellites et des technologies dérivées des voyages spatiaux commerciaux.


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Bien que la KASA doive construire des infrastructures pour introduire la Corée du Sud dans ce qu’on appelle « l’économie spatiale », le Comité national de l’espace souligne que l’organisation doit promouvoir la recherche scientifique. Les réalisations de l’agence devraient, à terme, contribuer à l’expansion des connaissances humaines.

La Corée du Sud se lance dans la course à l’espace

Les scientifiques sud-coréens sont enthousiasmés par la nouvelle agence spatiale et par l’ordre qu’elle apportera. Le pays a récemment testé son efficacité avec une technologie applicable dans des conditions extraterrestres. En 2022, sous une fusée SpaceX, des scientifiques de l’Institut coréen de recherche aérospatiale ont envoyé l’orbiteur « Danuri » sur la Lune pour étudier les ressources satellitaires. Même s’il n’a dû fonctionner que pendant un an, le Korea Pathfinder Lunar Orbiter a si bien fonctionné que sa mission a été prolongée jusqu’en 2025.

Les représentants de KASA disposent d’un budget solide pour les années à venir et de pas mal de projets pour le consolider. Ils acceptent cependant de devoir faire face au problème du personnel scientifique et technique formé. Pour compenser cela, les responsables des agences prévoient qu’ils devront attirer des scientifiques internationaux ou consolider des accords de travail conjoints avec d’autres agences.

La Corée du Sud inaugure KASA quelques mois après que Kim Jong Un, président de la Corée du Nord, a commencé à envoyer des fusées spatiales en orbite terrestre. En novembre 2023, le président assurait avoir inauguré une « nouvelle ère de puissance spatiale » avec le lancement du satellite Malligyong-1. La Corée du Nord avait alors assuré qu’elle lancerait au moins 3 satellites supplémentaires d’ici 2024.

Agences spatiales d’autres pays

D’autres agences spatiales ont été présentes dans le scénario actuel de compétition spatiale. La Chine, par exemple, a rendu public son projet de créer un écosystème d’exploration lunaire comprenant trois phases. La Russie, en revanche, se concentrera pour l’instant sur la consolidation des laboratoires spatiaux orbitaux. L’Inde et le Japon ont été chargés de développer une technologie lunaire applicable dans un avenir proche. Les États-Unis, pour leur part, ont accepté leur intention de mettre en place des infrastructures permettant de générer une économie sur le satellite.



Pendant ce temps, la Corée du Sud a des projets spatiaux immédiats. Parmi ses projets les plus avancés figure le développement d’un satellite chargé de surveiller l’activité solaire. Le plan est similaire à celui récemment lancé par l’agence spatiale indienne. En outre, un autre groupe de scientifiques développe des miroirs de 3,5 mètres de diamètre pouvant être installés dans des télescopes spatiaux.

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