Qui sont les quatre “mousquetaires” d’Emmanuel Macron

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Combien savaient ça Emmanuel Macron était sur le point de prendre l’une des décisions les plus dangereuses de la Ve République en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale française après la victoire confortable du Rassemblement national (RN) aux élections européennes ? Selon des sources citées par la presse lundi dernier, pas plus d’une dizaine de personnes savaient que l’idée d’une dissolution flottait à l’Elysée depuis plusieurs mois. Parmi eux, Alexis Kohler, l’irréductible secrétaire général de l’Elysée, et Gérald Darmanin, Ministre de l’intérieur. Selon le journal Le Mondel’idée se serait cristallisée chez ses plus proches conseillers : Pierre Charonancien sénateur LR de Paris et désormais ami, Bruno Roger-Petitconseiller pour les affaires de mémoire de l’Elysée, Jonathan Guémasdirecteur de la communication de l’Elysée, et Clément Léonarduzzi, vice-président de Publicis. Quatre hommes pratiquement inconnus du grand public, autoproclamés « mousquetaires » de l’Elysée, dont l’influence, réelle ou supposée, aurait poussé le président français à lancer les dés pour décider du sort de son pays.

Pierre Charon, le « gangster de force »

Il fut le dernier à être admis parmi les saints du pouvoir macroniste. Mais Pierre Charon connaissait déjà bien l’Elysée. Il a exercé un mandat entre 2008 et 2010, lorsqu’il était l’un des plus proches conseillers de Nicolas Sarkozy. Connu pour être l’un des « gangsters forcés » du président de droite, [en referencia al clásico del cine francés]l’un des meilleurs pourvoyeurs de témoignages non officiels et, à ce titre, très apprécié des journalistes du monde politique.

Mais qu’est-ce qui le rend si attrayant pour les présidents en exercice ? Son amour des bonnes paroles ? Ses coups au billard à trois bandes ? Sa connaissance approfondie de l’histoire de la Ve République ? Cet homme de 73 ans a tout vu se dérouler sous ses yeux, gravitant dans les cercles du pouvoir pendant près d’un demi-siècle. Il a débuté comme assistant parlementaire du député Marcel Dassault et a occupé diverses fonctions de conseiller du Jacques Chaban-Delmas, alors président de l’Assemblée nationale. En 1989, il rejoint l’équipe de Jacques Chirac à la mairie de Paris. Il fut licencié quatre ans plus tard, accusé d’avoir répandu des ragots sur sa fille Claude. Un peu indifférent, il se met à suivre un jeune homme à l’avenir prometteur : Nicolas Sarkozy. En 2007, il participe à son accession au pouvoir, mais Cécilia Sarkozy Il lui a interdit d’entrer à l’Elysée, l’accusant de trop parler. Mais cet homme retombe toujours sur pied : il est revenu dans le sillage de Carla Bruni et est devenu conseiller officieux de l’ancienne mannequin lors de ses débuts sur la scène politique.

Pierre Charon mène également une carrière d’élu. Il a été conseiller municipal de Paris à partir de 2001 et est devenu sénateur dix ans plus tard. Mais ce que cet homme aime le plus, c’est agir dans l’ombre et faire preuve de certaines qualités relationnelles, notamment dans le monde des médias et du divertissement. Ses détracteurs lui ont donné le surnom de « conseiller du rire et du chant ». Cela ne semble pas très flatteur, mais cela a suscité des craintes à l’époque. « Mieux vaut l’avoir près que loin », a un jour commenté Nicolas Sarkozy, et c’est pourquoi il l’a nommé président du Domaine national de Chambord, une position politique qui va comme un gant à cet amateur de bonne chère.

Ces derniers mois, son influence grandissante aux côtés d’Emmanuel Macron est la preuve de l’ouverture du chef de l’Etat envers les sarkozystes. Cela a été publiquement reconnu en avril, lorsqu’il a été nommé Officier de la Légion d’honneur, décoration décernée en personne par le président français. Nicolas Sarkozy n’a pas assisté à la cérémonie. Apparemment, les relations avec Pierre Charon se sont quelque peu tendues ces derniers mois. L’ancien président n’a pas soutenu la candidature au Sénat de son ancien conseiller, qui se présentait comme un dissident du candidat LR. Charon a depuis perdu son siège à la Chambre haute, mais paradoxalement, il a gagné en poids politique grâce à ses relations étroites avec le président.

Jonathan Guémas, le roi des blind tests

Jonathan Guémas

NurPhoto via AFP

Sans aucun doute, le profil de Jonathan Guémas Elle détonne avec celle de « nation start-up » à laquelle nous sommes habitués en « Macronie ». Fan de Sardoude Renaud et de Patrick Bruel, autoproclamé « roi des blind tests nocturnes », a grandi avec une mère assistante de garderie et un père technicien Orange dans une ville française de 4 000 habitants appelée Bedée, en centre Bretagne. Passionné de politique, il s’est présenté, à 19 ans, sans succès aux élections municipales de 2008 dans sa ville natale. Alors étudiant à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, il rejoint le parti socialiste et le maire Gérard Collomb Il le remarqua rapidement et le transforma en stylo.

Son rôle de rédacteur ne l’a pas empêché de tenter sa chance en politique. Il a fait du porte-à-porte pour la présidence de la région Jean-Jack Queyranne et il a fait une maîtrise d’histoire sur les députés ouvriers du XIXe siècle. Il a suivi Gérard Collomb lorsqu’il a été nommé chef du ministère de l’Intérieur jusqu’en octobre 2018, date à laquelle il est devenu plume du président de la République, succédant à Sylvain Fort. Jonathan Guémas a écrit les discours après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame en 2019 et le meurtre de Samuel Patty l’année suivante. Il a également été chargé de rédiger les redoutés discours présidentiels pendant la crise du Covid.

À ce poste, il avait la lourde tâche de mettre des mots sur le discours macronien du « en même temps » et de familiariser le président avec le monde des influenceurs et des youtubeurs, bien plus célèbre qu’un ministre d’État pour toute une partie de la population. .

Candidat aux élections régionales de 2021 en Bretagne (toujours sans succès), il quitte l’Elysée au début du second mandat d’Emmanuel Macron pour rejoindre l’agence de communication Publicis. Un intermède de seulement 18 mois. A 35 ans, Jonathan Guémas a décidé de revenir à l’Elysée en début d’année, cette fois comme conseiller spécial chargé de la communication.

Bruno Roger-Petit, le professionnel de la mémoire

Bruno Roger Petit

Chaque matin, l’ancien chroniqueur Défis et l’Obs transpirer beaucoup. Sous le poids des responsabilités liées à votre poste de conseiller pour les affaires de mémoire à l’Elysée ? Il y a d’autres rumeurs sur sa routine sportive : le journal Le Monde dit que ‘BRP’ et Brigitte Macron ont l’habitude d’aller ensemble à la salle de sport, où ils en profitent pour regarder L’Heure des Pros. Selon le journal, le programme semble être le fondement de leur relation. Admiratrice depuis le début, la première dame a remarqué le journaliste sur le plateau de l’émission de CNews, où il exerçait le métier de reporter en 2016. Elle l’a trouvé brillant, de quoi l’introduire dans le cercle des candidats, dont il ne sortira plus. . Société a publié une autre version moins glamour en septembre 2017, “mais plus crédible”, selon Gaspard Ganzer. Cette année, Bertrand Delais, documentariste politique et président de La Chaîne parlementaire (LCP), l’a présenté à Emmanuel Macron. Comme toutes les belles histoires, celle-ci commence mal : le candidat à la présidence de la République française se méfie de ce journaliste qui « se trompe souvent ». Mais Roger-Petit gagne beaucoup quand on le connaît. Parfois, avoue Delais, Macron demande en pleine conversation : « Qu’en pense BRP ?

Dans l’Obs, le magazine de gauche où il travaillait en 2015, Bruno Roger-Petit s’est bâti une solide réputation de source de rumeurs en série. Ses compétences lui ont valu un poste dans Défis l’année suivante. Il décroche un entretien avec le candidat Macron, un gros coup pour le magazine. Au fil des années, l’éditorialiste est devenu l’un de ses plus proches conseillers. Conscient de son poids politique, Gabriel Attal Il le consulte régulièrement depuis sa nomination à Matignon. Pour expliquer ce lien fort entre lui et Emmanuel Macron, BRP déclarait en 2017 : « Macron s’est rendu compte qu’il était l’un des rares à comprendre sa démarche politique et historique. Et aussi l’un des premiers.

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