Meloni remporte une victoire sur la question qui génère des tensions au G7

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BARI.- La présidence italienne du G7, dirigée par la Première ministre Giorgia Meloni, a obtenu supprimer toute mention de l’avortement dans la déclaration commune des dirigeants, un sujet qui avait été inclus dans le communiqué final du sommet d’Hiroshima 2023. Cette décision a été prise malgré les demandes de la France, des États-Unis et de l’Union européenne visant à maintenir la référence. et a souligné les divisions persistantes entre les pays membres sur cette question.

Le projet de déclaration finale du sommet auquel a également participé le président argentin Javier Milei et consulté par l’agence AFP est plus faible en termes de droits : il n’inclut pas explicitement l’engagement de garantir le « accès à un avortement sûr et légal » qui figurait dans le texte de l’année dernière, et se limite à exprimer la volonté «promouvoir la santé et les droits reproductifs pour tous, et faire progresser la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents.»

La Première ministre italienne Giorgia Meloni fait un geste en attendant le pape François à l’entrée du complexe de Borgo Egnazia pour le sommet du G7 organisé par l’Italie dans la région des Pouilles, le 14 juin 2024 à Savelletri. FILIPPO MONTEFORTE – AFP

États-Unis, France et Union européenne Ils ont souhaité conserver la même formulation que celle de la déclaration finale du sommet du G7 à Hiroshima (Japon) en 2023, qui garantissait « accès à des services d’avortement et de soins post-avortement sûrs et légaux ». Mais ils ont finalement renoncé faute d’accord avec le chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni, connue pour ses positions anti-avortement. En fait, son gouvernement a récemment a approuvé une mesure plus que contestée par laquelle les groupes pro-vie peuvent accéder aux cliniques où les femmes se font avorter. L’interruption volontaire de grossesse est légale en Italie depuis 1978 ; mais, en fait, c’est une pratique qui est souvent entravée car il existe des obstacles bureaucratiques et la majorité des médecins sont des objecteurs de conscience.

“Nous défendions ce qui avait été convenu à Hiroshima, où le texte était plus explicite, mais il n’a pas été possible de trouver un accord», a expliqué vendredi un haut responsable de l’Union européenne.

Cette photo prise et distribuée le 14 juin 2024 par les médias du Vatican montre le président français Emmanuel Macron (à gauche) et le pape François lors d’une réunion bilatérale en marge du sommet du G7 organisé par l’Italie au complexe Borgo Egnazia à Savelletri, dans les Pouilles. DOCUMENT – MÉDIAS DU VATICAN

« L’important, c’est que dans le texte promouvons les droits sexuels et reproductifs“il ajouta.

Comme il est apparu, la demande de l’Italie ne porterait pas seulement sur la position de Meloni et de son parti, mais surtout sur la présence du pape François -c’est la première fois qu’un Pontife assiste personnellement à un sommet du G7-, qui participe ce vendredi à une séance sur l’intelligence artificielle avec Milei et d’autres invités.

Les débats sur cette question ont été intenses, notamment entre le président français Emmanuel Macron et Meloni.

Macron a déclaré qu’il « regrette » la position italienne, tandis que Meloni l’a accusé de « faire campagne en utilisant un forum précieux comme le G7 ». avant le premier tour des élections législatives anticipées françaises, le 30 juin.

Le président des États-Unis et les dirigeants du Groupe des Sept, lors d’une réunion sur les infrastructures et les investissements mondiaux, lors du sommet du G7 à Borgo Egnazia, en Italie, le 13 juin 2024. (AP Photo/Domenico Stinellis)Domenico Stinellis – AP

Le président français a évoqué la disparition de la référence à l’avortement lors d’une conférence de presse ultérieure : “Je suis désolé, ils connaissent la position de la France. Nous n’avons pas le même point de vue. La France a intégré ce droit des femmes à l’avortement, la liberté de disposer de leur corps, dans sa Constitution. « Ce ne sont pas les mêmes sensibilités qui existent aujourd’hui dans ce pays »dit.

« La France, quant à elle, partage la vision de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce n’est pas une vision partagée par l’ensemble du spectre politique. jeou je le regrette, mais je le respecte parce que cela a été le choix souverain du peuple. Mais c’est une position que nous continuerons à défendre vigoureusement », a-t-il ajouté.

On s’attend également à ce que le président des États-Unis, Joe Bidenfait référence à ce problème lors de la réunion bilatérale qu’il a prévue avec Meloni. La question du droit à l’avortement est au cœur de la politique de Biden. Les sources consultées indiquent que la présidence italienne a posé une véritable ligne rouge sur cette question.

Agence AFP et journal El País

LA NATION

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